Sur Twitter, il se réjouissait de la mort d'Arnaud Beltrame : garde à vue prolongée pour l'ex-candidat de la France Insoumise

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Attentats dans l'Aude : quatre morts

TWITTER - La garde à vue de Stéphane Poussier, ex-candidat de La France insoumise aux législatives qui s'était félicité de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame a été prolongée ce lundi.

Sa sortie sur Twitter avait été unanimement condamnée. Stéphane Poussier, candidat aux législatives 2017 dans le Calvados sous l'étiquette France Insoumise, s'était réjoui de la mort du lieutenant-colonel Beltrame, tué par le terroriste durant la prise d'otage du Super U dans l'Aude.  Ce dimanche, il a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat de Dives-sur-Mer (Calvados), selon une information confirmée à LCI. Garde à vue prolongée de 24 h ce lundi par le parquet de Lisieux. Il pourrait être poursuivi pour "apologie du terrorisme", selon Le Parisien et France Info.

Sur le réseau social, alors que la France rendait hommage à l'acte héroïque du militaire qui avait échangé sa vie à la place de celle d'une caissière du supermarché de Trèbes, il avait rédigé ces tweets (désormais retirés) : "À chaque fois qu'un gendarme se fait buter, et c'est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse", exprimant son "pied" de voir "un colonel" disparaître, en réaction au jeune homme mort à Sivens, en 2015, après l'explosion d'une grenade lancée par un gendarme, qui s'était coincé entre son sac à dos et lui. "Accessoirement, un électeur de Macron en moins". Dans une autre publication, il invitait les "lèches-culs qui chougnent sur la mort d'un colonel de gendarmerie" à quitter sa page. 

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"Des propos abjects et honteux"

Au total, quatre messages ont été publiés par l'ex-Insoumis du Calvados, s'attirant les foudres de nombreux internautes. Manuel Bompard, proche de Jean-Luc Mélenchon et porte-parole du mouvement, a assuré que le parti "condamnait fermement" les propos de cet ancien candidat. Il dénonce des "propos abjects et honteux" qui n’ont rien à voir avec le parti.

"On est en train d'établir le contact avec lui pour qu'il retire ses tweets, mais nos appels et messages restent pour le moment sans réponse", avait déclaré dans la journée auprès du Huffington Post Alexis Corbière, député de la Seine-Saint-Denis, pour qui les propos de "ce personnage secondaire" ne devrait pas illustrer la position du mouvement. Jean-Luc Mélenchon, qui avait rendu hommage au gendarme précédemment, a repris le tweet de son ancien directeur de campagne et de la France Insoumise : "Les propos honteux et abjects de Stéphane Poussier n'ont rien à voir avec la France insoumise. Nous les condamnons fermement. Nous avons immédiatement retiré cette personne de la plate-forme de la France insoumise."

Plus tard dans la soirée, Jean-Luc Mélenchon prenait le clavier pour une "supplique" aux médias, leur demandant d'éviter de les "salir" et de "reproduire les tweets écoeurants de Stéphane Poussier que nous avons tous condamnés". 

Cible de menaces de mort et d'une campagne de cyber-harcèlement, Stéphane Poussier a depuis désactivé son compte Twitter. 

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