Prix du carburant : prime de conversion, chèque énergie... Le plan du gouvernement pour "accompagner les Français"

Politique
HAUSSE DU CARBURANT - Interrogé ce mercredi sur RTL, Edouard Philippe a dévoilé une série de mesures afin "d'accompagner" les Français dans la transition énergétique et d'atténuer l'impact de la hausse du prix de l'énergie sur leur pouvoir d'achat.

"Non", la taxe carbone ne serait pas annulée.  Alors, face à la colère qui monte et à trois jours de la mobilisation des "gilets jaunes", Edouard Philippe a annoncé ce mercredi 14 novembre tout un lot de mesures. Deux objectifs assumés sur RTL ce matin : continuer la transition énergétique et réduire l'impact de la hausse du prix de l'énergie dans le budget des ménages.

 

Parmi les annonces, le Premier ministre a assuré la création d'une "super-prime" à la conversion, l'élargissement du chèque énergie ou la défiscalisation des aides des collectivités territoriales. De quoi revenir sur cette flopée d'aides aux Français, qui devrait représenter "un effort budgétaire de 500 millions euros supplémentaires". 

  • 1Une "super-prime"

    "Nous allons développer massivement les primes à la conversion automobile" a assuré Edouard Philippe.  Ce dispositif, qui existe déjà, permet, grâce à une aide financière, de remplacer un véhicule ancien par un véhicule moins polluant. Alors, le Premier ministre veut considérablement l'augmenter pour une partie des Français. Ainsi, "pour les 20% plus modestes une super-prime sera créée qui ira jusqu'à 4.000 euros."


    Le gouvernement s'est fixé un nouvel objectif : financer un million de primes d'ici 2022 (contre 500.000 prévues initialement)  "pour accompagner un maximum de Français". Ce coup de pouce financier rencontre d’ores et déjà un franc succès puisque 280.000 primes ont été demandées depuis le début du quinquennat. Une mesure que le Premier ministre définit comme "sociale et de transformation" et qui devrait être financée par le budget de l'Etat. Le Premier ministre n'est cependant pas revenu sur la possibilité de demander une contribution financière aux constructeurs automobiles. Une annonce qu'avait pourtant faite François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire.

  • 2Indemnités kilométriques élargies

    Par ailleurs, "pour les gros rouleurs, ceux qui font 60 ou 70 km par jour, on va élargir les indemnités kilométriques pour les petites cylindrées", a indiqué le Premier ministre. "C'est un avantage fiscal qui va être consenti au gros rouleurs, entre guillemets, qui n'est pas du tout négligeable", a-t-il justifié, sans préciser toutefois combien de ménages pourraient être concernés.

  • 3Le chèque énergie

    Aujourd'hui le chèque énergie aide les ménages les plus modestes à payer les factures d'énergie, comme le gaz ou l'électricité. Alors qu'il représente 150 euros, le gouvernement a confirmé vouloir l'augmenter de 50 euros dès l'an prochain. Outre cette hausse, qui était déjà prévue, Edouard Philippe a annoncé vouloir élargir l'accès à cette aide. Ainsi, le nombre de Français qui en bénéficient devrait presque doubler. "On va passer de 3,6 millions à 5,6 millions" de foyers.


    Une décision couplée à une mesure à visée "au plus long terme". En effet, le gouvernement s'est fixé l'ambition de supprimer "à la fin du prochain quinquennat", donc dans un peu moins de dix ans, toutes les chaudières individuelles au fioul, qu'utilisent encore un grand nombre de foyers pour se chauffer. Pour ce faire, le Premier ministre a indiqué vouloir "développer une prime à la conversion des chaudières" afin que les Français puissent changer d'équipement et "se libérer de cette contrainte extraordinaire".

  • 4Collectivités territoriales

    Edouard Philippe a exprimé sa volonté d'aider les collectivités territoriales qui "s'engagent" pour la transition écologique. Il a ainsi pris l'exemple des Hauts-de-France, région qui a fait l'actualité des derniers jours car, depuis 2016, certains habitants peuvent y demander une "aide aux transport" représentant 20 euros par mois.


    Alors, le gouvernement veut leur donner un coup de pouce : "Nous voulons faire en sorte, que lorsque les collectivités territoriales s’engagent en versant un chèque carburant, celui-ci puisse être défiscalisé." Une mesure d'accompagnement "assez logique" pour le Premier ministre, qu'il compte coupler à une défiscalisation des financements au covoiturage.

  • 5Permis de conduire

    Interrogé sur l'engagement d'Emmanuel Macron sur la baisse du coût du permis de conduire, Edouard Philippe a expliqué "travailler" dessus. Car, comme le Président, le Premier ministre juge que "le coût du permis de conduire est élevé" et qu'il est "trop long, sans résultat exceptionnel en terme de sécurité routière". 


    Le gouvernement veut donc "faire en sorte d’être bien meilleur avec un prix bien moins élevé".

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