Suppression d'effectifs dans la police : Urvoas utilise un proverbe gaulois et accuse Sarkozy de "mensonge"

Suppression d'effectifs dans la police : Urvoas utilise un proverbe gaulois et accuse Sarkozy de "mensonge"
Politique
TACLE - Invité sur RMC jeudi 26 octobre, Nicolas Sarkozy a rejeté les accusations de suppression d'effectifs de police sous son quinquennat, provoquant la réaction de Jean-Jacques Urvoas qui, utilisant la sortie du candidat sur les Gaulois, l'a accusé de "mensonge" sur Twitter.

C'est un sujet qui revient souvent en cette période de primaire de la droite, alors que les policiers manifestent depuis dix jours pour demander plus de moyens : la question de la suppression des effectifs dans les forces de l'ordre sous le quinquennat Sarkozy. Invité ce jeudi sur RMC, l'ancien président de la République s'est vu demander s'il regrettait d'avoir "supprimé 12.469 postes de gendarmes et policiers entre 2007 et 2012". Question à laquelle il a répondu, après avoir régulièrement nié sa responsabilité dans la coupe budgétaire : "Non […] on croulait sous les dettes et les déficits, il fallait faire des économies [...] il fa(llait) réduire les effectifs dans la fonction publique".

Un tacle à Taubira

Pour Nicolas Sarkozy, "la lutte contre l’insécurité n'est pas une question d'effectifs". Le problème rencontré par les forces de l'ordre aujourd'hui serait dû aux mesures prises par l'ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira, souvent jugées laxistes à droite. "Quand on ne punit pas les multirécidivistes et qu'on applique la politique de madame Taubira, ce n'est pas une question d'effectifs", a estimé le candidat à la primaire de la droite, dénonçant des mesures comme la suppression des peines planchers ou la réforme pénale.


Une attaque qui n'a pas tardé à faire réagir Jean-Jacques Urvoas sur Twitter, qui ne s'est pas privé de se référer aux sorties largement commentées de l'ancien chef de l'Etat sur le thème de "nos ancêtres les Gaulois".

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Si le destinataire du tweet de l'actuel garde des Sceaux n'est pas clairement identifié, on peut penser que celui-ci visait bien le "Gaulois" Nicolas Sarkozy et sa tentative de rejeter la responsabilité du malaise policier sur le gouvernement socialiste. Une stratégie de défense par l'attaque déjà utilisée par l'ancien président jeudi 20 octobre sur Europe 1. Invité de Jean-Pierre Elkabbach, il avait accusé le gouvernement socialiste d'avoir supprimé 868 postes de policiers et gendarmes.

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