Suppression du Premier ministre, 35 heures, ISF... Ces vieilles rengaines auxquelles vous n'échapperez pas en 2017

Politique
POLITIQUE - François Hollande songerait à faire de la suppression du poste de Premier ministre l'un des enjeux de 2017, selon Europe 1, rejoignant ainsi les propositions de NKM, Claude Bartolone et François Fillon. Metronews dresse la liste de ces éternelles promesses auxquelles les Français ne devraient pas manquer d'avoir droit en 2017.

Vote des étrangers, 35 heures, suppression du poste de Premier ministre, ISF… A l’approche d’une élection présidentielle, de nombreux thèmes sont sortis du chapeau, avant d'être ensuite le plus souvent remisés au placard. Metronews dresse la liste (non exhaustive) des bonnes vieilles recettes auxquelles les Français auront encore droit en 2017.

La suppression du poste de Premier ministre
A moins d’un an de la présidentielle, François Hollande dresse le bilan de son quinquennat. Et il pense à sa réélection. Le chef de l'Etat, s’insurgeant des délais avec lesquels sont présentées les lois, songerait à faire d'une réforme de la Ve république l'un des enjeux de campagne de la prochaine présidentielle, selon Europe 1

Comme NKM ou François Fillon avant lui, François Hollande penserait en particulier à supprimer la fonction de Premier ministre, laissant ainsi la gouvernance à une seule et même personne. "Tout remonte au président", argumente-il en privé selon la radio, étant lasse des allers-retours entre Matignon et l’Elysée qui font perdre du temps. Un sujet vieux comme le monde, déjà abordé par Georges Pompidou dans son ouvrage testament, Le Noeud Gordien et par Claude Bartolone dans son livre Je ne me tairai plus.

Le vote des étrangers en France
"J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans", avait assuré le candidat Hollande en 2012. Une promesse non-tenue, à laquelle Manuel Valls avait apporté le dernier coup de grâce en octobre 2015, en affirmant devant des étudiants de Sciences Po qu’elle n’obtiendrait selon lui pas de majorité et qu’elle n’était plus "une priorité".

Cette réforme à laquelle Nicolas Sarkozy s’était dit favorable dans son livre Libre en 2001, reste le boulet des socialistes qui tentent depuis trois décennies de trouver une majorité. En 1981 déjà, la droite avait bloqué la proposition n°80 de François Mitterrand au Sénat et rendu cette promesse illusoire. Selon Jean-Christophe Cambadélis, "il faut travailler l’opinion". Le premier secrétaire PS reste convaincu que "le sujet est toujours à l’ordre du jour du Parti socialiste et qu’il adviendra un jour". Comprendre : à la prochaine présidentielle.

La suppression des 35 heures
Depuis leur création en 2000, les 35 heures sont l’un des thèmes phares des candidats de droite, et seront forcément au menu ces prochains mois. Taclé par ses concurrents pour ne pas y avoir mis fin durant son quinquennat, Nicolas Sarkozy souhaite autoriser les entreprises à s’en exonérer grâce à un accord d’entreprise ou un référendum d’entreprise.

Pour Alain Juppé, la durée légale du temps de travail devrait être basée à 39 heures, alors que pour François Fillon, la durée légale dans le privé devrait répondre à la règle européenne des 48 heures maximum par semaine. Dans le public, l’ancien Premier ministre plaide en faveur d’une semaine de 39 heures. Examiné sur fond de conflits sociaux par le Sénat (où la droite est majoritaire) depuis le 1er juin, la loi Travail - qui prévoit un assouplissement du temps de travail - s’est vue ajouter un amendement au très controversé article 2, visant à supprimer les 35 heures pour instaurer les 39 heures.

La dégressivité des allocations chômages
Le retour de la dégressivité des allocations chômage promet également de faire débat. Si le PS ne veut pas "réduire les droits des chômeurs", à droite, on plaide en faveur du retour d’une dégressivité progressive des indemnités chômage, à l’image de ce qui se faisait dans les années 1990. Dans une lettre adressée à François Hollande et publiée dans le Monde , François Fillon avait justifié sa proposition de restaurer cette dégressivité par une formation. De son côté, Nicolas Sarkozy, avait souhaité, dans un entretien accordé aux Echos en septembre 2015, un retour à la dégressivité "à partir de douze mois" d'allocations. Le 5 janvier dernier, Alain Juppé s’était également positionné en faveur d’une dégressivité au micro d’ Europe 1

L’ISF
Créé en 1989, l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a succédé à l'IGF (impôt sur les grandes fortunes) instauré par François Mitterrand en 1981. Marqueur de la ligne politique de gauche, l’ISF est cependant dans le viseur de la droite. L’abandon de cet impôt qui ne taxe pas le gain mais la simple détention fait partie des propositions d’Alain Juppé, auxquelles adhèrent également François Fillon et Nicolas Sarkozy. Et la droite n’est au demeurant pas la seule à pointer du doigt l’ISF, puisque le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, avait lui-même suscité une polémique en affirmant qu’il fallait "préférer la taxation sur la succession aux impôts de type ISF".
 

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