Pour la ministre Florence Parly, "tant mieux" si des djihadistes sont tués à Raqqa

CATÉGORIQUE – Alors que le principal bastion de Daech en Syrie est sur le point d’être repris et que l'on ignore encore le sort réservé aux combattants étrangers de l'Etat Islamique, la ministre française des Armées a souligné dimanche qu'il fallait "neutraliser un maximum de djihadistes" à Raqqa.

C’est ce que l’on appelle ne pas tourner autour du pot. Interrogé sur le sort des djihadistes de Raqqa, la capitale autoproclamée de Daech en Syrie sur le point tomber, la ministre des Armées, Florence Parly, a estimé ce dimanche que c’était "tant mieux" s’ils finissaient par être tués.  


"Nous sommes engagés au côté de nos alliés pour obtenir la destruction de Daech et nous faisons tout pour cela", a-t-elle souligné lors du Grand rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos. "Ce que nous voulons, c'est aller au bout de ce combat et, bien sûr, si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c'est tant mieux. Et s’ils tombent entre les mains des forces syriennes, alors ils dépendront des juridictions des forces syriennes."

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Raqqa : les djihadistes sur le point de perdre la partie

"Il faut aller au bout"

"Ce combat est en train d'être gagné", a poursuivi la ministre alors que l’alliance arabo-kurde – les Forces démocratiques syriennes (FDS) – soutenue par la coalition internationale a annoncé dans la journée que la bataille pour reprendre la ville était entrée dans sa phase finale. "Ce que nous pouvons faire, c'est poursuivre ce combat pour neutraliser le maximum de djihadistes, ce que nous faisons déjà depuis des mois. Il faut aller au bout."


Entrées à Raqqa en juin, les FDS contrôlent désormais la quasi-totalité de la cité et cherchent désormais à en déloger les derniers combattants, quelque 250 à 300 étrangers. "La bataille (...) va se poursuivre jusqu'à ce que toute la ville soit nettoyée des terroristes qui refusent de se rendre, y compris les étrangers", ont assuré les FDS. 


Démentant les propos de l’un de ses hauts responsables qui avait indiqué qu’un accord permettait aux djihadistes étrangers de fuir la ville, le Conseil civil de Raqqa (administration locale mise en place par les combattants antiterroristes, ndlr) a fait savoir que ceux-ci "ne peuvent pas être pardonnés".

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L’assaut de Raqqa, "capitale" de Daech

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