Sur une liste étudiante d'extrême droite quand elle était à Sciences Po, Nathalie Loiseau regrette "une vraie connerie"

Politique
POLITIQUE - La tête de liste de La République en Marche (LaREM) pour les élections européennes, Nathalie Loiseau, figurait sur une liste d’extrême droite à l'époque où elle était étudiante, rapporte Mediapart. L'intéressée a réagi ce mardi et regrette "une vraie connerie".

C'est une affaire qui tombe mal pour la tête de liste LaREM. A l'approche des élections européennes, Nathalie Loiseau voit un document embarrassant ressortir. Son nom apparaît sur une liste d'extrême droite pour des élections étudiantes à Sciences Po, rapporte Mediapart. Un paradoxe pour celle qui se présente comme la pourfendeuse du Rassemblement national (ex-FN). 


En janvier 1984 se déroulent les élections des délégués des étudiants au conseil de direction et à la commission paritaire de Sciences Po, détaille le pureplayer. Sur la liste de l’Union des étudiants de droite (UED), un syndicat étudiant né sur les cendres du GUD à Sciences-Po, le nom de Nathalie Loiseau apparaît en sixième position, sous son nom de naissance, Nathalie Ducoulombier. Sur cette même liste figure Christophe Bay, un des conseillers officieux de Marine Le Pen, continue Mediapart. Depuis ce groupuscule d'extrême droite, violent, raciste et homophobe, a été dissout. 

"J'ai complètement oublié cet épisode "

Contactée par Mediapart, l'ancienne ministre assure ne pas s'être "plus que cela intéressée à cette liste". "À ce moment-là, j’ai été, d’après mes recoupements – parce que pour être tout à fait honnête j’avais complètement oublié cet épisode –, approchée pour participer à une liste qui voulait accentuer le pluralisme à Sciences-Po, alors quasi inexistant, et qui cherchait des femmes. J’ai dit oui."  "J’aurais sans doute dû regarder de plus près de quoi il s’agissait", admet-elle, précisant que si elle avait " milité, tracté, fait campagne", elle "[s’]en souviendrai[t], et ce n’est pas le cas" 

"Une vrai connerie"

Après la déflagration que cette révélation a suscitée, la candidate à l'élection européenne a réagi ce mardi sur France Info et regretté "une vraie connerie" et "une erreur de jeunesse". "Vouloir faire de moi quelqu'un qui soit proche de l'extrême droite, c'est scandaleux, c'est blessant", a-t-elle encore expliqué avant de poster une vidéo sur Twitter :  "J'entends certains aujourd'hui me prêter une proximité avec l'extrême droite. C'est révoltant, lance-t-elle. C'est le contraire de ma vie et de mon engagement depuis 35 ans. Je ne veux pas laisser salir ni ce que je suis, ni ce qu'est la liste Renaissance."

Depuis la dissolution du GUD, une partie de ses membres a fondé Bastion social. Après 18 mois d’existence et de nombreuses agressions à caractère racistes ou homophobes, ce mouvement va aussi être dissout. 

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