Taubira et le procureur Faletti : "scandale" pour l'UMP, "pas de quoi fouetter un chat" pour le gouvernement

Taubira et le procureur Faletti : "scandale" pour l'UMP, "pas de quoi fouetter un chat" pour le gouvernement

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Selon le Canard enchaîné, Christiane Taubira voudrait remplacer le procureur général de Paris François Falletti par "quelqu'un de sa sensibilité politique". L'UMP parle de "scandale politique". "Il n'y a pas de quoi fouetter un chat, répond le ministre Alain Vidalies.

Christiane Taubira a-t-elle voulu mettre au placard le procureur général de Paris ? C'est ce qu'affirme le Canard enchaîné dans son édition de mercredi. Selon l'hebdomadaire, François Faletti, nommé en janvier 2010 par Nicolas Sarkozy, s'est vu proposer le 27 janvier une mutation à la Cour de cassation par le cabinet de la Garde des Sceaux. Elle tente de le "virer" pour pour le "remplacer par quelqu'un de sa sensibilité politique", avance le journal. Une information confirmée par l'intéressé dans une lettre à la ministre de la Justice rendue publique par Le Figaro mercredi .

La Chancellerie a admis qu'un entretien avait bien eu lieu avec François Faletti. Mais elle réfute "toute intention de le limoger ou de le contraindre à démissionner" : d'après le ministère de la Justice, il s'agissait simplement d'évoquer l'avenir du magistrat, celui-ci devant prendre sa retraite dans un an et demi. Et puisqu'il a refusé le poste qui lui était proposé, il restera procureur général.

L'UMP en appelle à Hollande

Reste à voir si cette défense a convaincu l'UMP. Mardi soir, son secrétaire national à la sécurité, Eric Ciotti, avait immédiatement réagi à la révélation des informations du Canard, qualifiant cette "convocation, inédite dans l'histoire de la magistrature contemporaine", de "véritable scandale politique". Le député des Alpes-Maritimes avait demandé à François Hollande de saisir le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour "faire toute la lumière sur cette affaire".

Mais mercredi matin, le ministre des relations avec le parlement, Alain Vidalies, a haussé les épaules quand i>TELE l'a interrogé à ce sujet. "Le procureur général de Paris a été reçu non pas par Christiane Taubira mais par un de ses collaborateurs, on lui a fait une proposition", "il a refusé, c'est son droit. Dont acte, il va rester", a-t-il fait valoir. "Je ne vois pas là", a ajouté le ministre, "de quoi fouetter un chat".

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