Taubira : l'indignité nationale "n'est pas un symbole que moi, j'aurais revendiqué"

Taubira : l'indignité nationale "n'est pas un symbole que moi, j'aurais revendiqué"

CRIME - Sur France Inter jeudi matin, la garde des Sceaux a expliqué être opposée à l'idée d'une peine d'indignité nationale, exhumée la semaine dernière par l'UMP.

Mercredi, Manuel Valls annoncait en grande pompe une série de mesures pour renforcer les moyens pour lutter contre le terrorisme. Et parmi celles-ci, le Premier ministre n'a pas écarté l'idée exhumée la semaine dernière par l'UMP : remettre en place la peine d'indignité nationale. A cet effet, il a annoncé le lancement d'une "réflexion transpartisane" sur le sujet, à l'Assemblée et au Sénat.

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50.000 Français

Si l'idée semble donc séduire jusqu'à Matignon, elle est loin, en revanche, de faire l'unanimité. Sur France Inter jeudi matin, Christiane Taubira a ainsi indiqué qu'elle était opposée à cette mesure, qui a existé en France de 1944 à 1951. Elle consistait alors à punir toute personne "ayant soit apporté une aide à l'Allemagne, soit ayant porté atteinte à l'unité de la nation ou à la liberté des Français". Au cours de cette période, elle a ainsi privé plus de 50.000 personnes de certains droits, comme le droit de vote, le droit d'être élu, de posséder une arme ou d'intégrer la fonction publique.

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Une réponse efficace aux problèmes des terroristes sur le territoire français ? Sur France Inter, la garde des Sceaux, connue pour son franc parler et son indépendance, a affirmé que cette mesure n'est pas un "symbole" qu'elle aurait "revendiqué". "Ce serait un acte symbolique mais les symboles portent leurs charges (...) ce n'est pas un symbole que moi j'aurais revendiqué", a ainsi expliqué la ministre de la Justice, tout en reconnaissant qu'il revenait aux parlementaires de s'exprimer sur cette question.

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