Tentative d'incendie chez Richard Ferrand : "Nous observons depuis des mois des débordements"

Politique

LAREM - Dans le JDD, le président de l'Assemblée nationale revient sur la tentative d'incendie de sa maison familiale à Motreff (Finistère), vendredi soir. Pour Richard Ferrand, "choqué et attristé", "rien ne permet à ce stade de l'imputer à qui que ce soit".

Son domicile privé a été visé par un départ de feu vendredi soir et cet acte vraisemblablement criminel a suscité le soutien de tous les groupes politiques. Dans une interview au JDD, Richard Ferrand revient sur cet épisode, se disant "naturellement choqué et attristé", mais aussi "inquiet à l'idée que [sa] compagne et [ses] filles aient pu se trouver à l'intérieur" du domicile.

Pour le président de l'Assemblée nationale, "il faut maintenant recréer les conditions d'une vie normale et remettre en état ce qui peut l'être". "J'ai déposé plainte dès vendredi à la gendarmerie de Carhaix. Je fais toute confiance aux enquêteurs et à la justice", explique-t-il, même si "rien ne permet à ce stade de l'imputer à qui que ce soit". 

"La limite a été franchie"

Pour Richard Ferrand, cet acte qui "vise clairement la maison d'un député" s'ajoute à de nombreuses actions menées contre les parlementaires, principalement issus sa majorité. "Nous observons depuis des mois des débordements, que j'ai régulièrement condamnés en ma qualité de président de l'Assemblée nationale. Ces débordements et ces violences visent de nombreux collègues, de tous les bancs, de toutes les sensibilités."

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Une violence inédite sous la Ve République qui montre, selon lui, que "la limite a été franchie". "Comme si l'on pouvait désormais s'autoriser à commettre des actes délictueux ou criminels, singulièrement envers les représentants de la nation. Ce n'est pas un signe de parfaite santé démocratique", conclut-il. 

Sur un tout autre sujet, Richard Ferrand, qui souhaite que "le Grand débat en cours aille à son terme", s'est montré prudent sur le recours à un référendum à l'issue de la concertation, un scénario envisagé par l'exécutif. Pour le président de l'Assemblée nationale, il ne faut "pas agiter le référendum comme un fétiche", et l'idée de l'organiser le 26 mai, soit le même jour que les élections européennes, "ne serait pas une bonne idée". 

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