Islamisme radical : Jean Castex dénonce une "complaisance" qui a trop duré

Islamisme radical : Jean Castex dénonce une "complaisance" qui a trop duré

TERRORISME - Invité ce dimanche soir du JT de 20H de TF1, Jean Castex est revenu sur les deux attentats qui ont frappé la France. Il a appelé à l'union nationale et a détaillé les mesures déjà mises en œuvre pour vaincre "l'ennemi" de "l'islamisme politique et radical".

La France se relève de deux attentats, commis seulement à quelques jours d'intervalle. L'assassinat de Samuel Paty, tué parce qu'il avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, et celui de trois fidèles dans la basilique Notre-Dame de l'Assomption. Après ces deux évènements, le choc est encore là, mais aussi l'incompréhension. La colère gronde, aussi. Beaucoup reprochent au gouvernement de n'avoir rien fait, de ne pas se donner les moyens de lutter contre cet islamisme radical qui met à mal la République française. Invité ce dimanche soir du JT de 20h de TF1, Jean Castex a fait preuve de fermeté, appelant à l'union de tous les Français et affirmant que tout était désormais mis en œuvre pour vaincre cet ennemi.

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"Plus aucune complaisance" possible envers ceux qui tentent de troubler l'union nationale

"Un ennemi a déclaré la guerre à la France. Cet ennemi, il est nommément désigné et connu. Il s'appelle l'islamisme politique et radical. Il va nous trouver sur son chemin", a déclaré le Premier ministre, appelant à éviter tout amalgame avec les musulmans de France. "On sait que cet ennemi a des complices à l'étranger, on sait hélas aussi qu'il a des ramifications et des complices en France. C'est lui notre cible. Ce ne sont ni tous les étrangers, ni tous les musulmans qui sont bien souvent victimes de cet islamisme radical."

Selon le chef du gouvernement, la France parviendra à vaincre ce mal par l'union de tous les concitoyens : "Cet ennemi cherche d'abord à nous diviser, à rompre, à fracturer la communauté nationale, et je veux ici dénoncer toutes les compromissions qu'il y a eues pendant trop d'années. La première façon de gagner une guerre, c'est que la communauté nationale soit fière de nos racines, de notre identité, de notre liberté." Il a fait savoir qu'il n'y "plus aucune complaisance" possible avec les intellectuels ou les partis politiques.

Près d'un attentat par mois est déjoué"- Jean Castex

Jean Castex a affirmé d'autre part que tous les moyens techniques et humains sont mis en œuvre, sur le terrain, pour combattre l'islamisme politique. "Nous avons augmenté les forces de sécurité intérieure pour protéger nos concitoyens. Le dispositif Sentinelle a été porté à 7.000 hommes, Vigipirate est à son niveau de vigilance maximum, des réservistes ont été mobilisés... Il y a une réponse immédiate qui va se prolonger avec notamment des renforcements des contrôles aux frontières", a-t-il énuméré. Le Premier ministre a ajouté, s'en félicitant, que "jamais un gouvernement n'avait renforcé autant les effectifs au renseignement". Il a indiqué que grâce à cette mesure, "près d'un attentat par mois est déjoué" dans le pays.

 Le chef du gouvernement a également annoncé de prochaines nouvelles dissolutions d'associations. "Il faut attaquer le mal à la racine, (...) ils s'attaquent à des associations paravents, à des fausses mosquées, ils forment des écoles clandestines, ils utilisent les réseaux sociaux, tout cela est au cœur de notre stratégie", a-t-il expliqué. Et de poursuivre : "Les écoles clandestines, nous en fermons, nous allons continuer à en fermer; les fausses associations qui font du lavage de cerveau, nous allons les dissoudre (...), nous en avons fermées deux et nous allons continuer."

Jean Castex a dit d'autre part souhaiter le renforcement de la législation, "surtout le moyen d'action pour faire face" à la haine sur les réseaux sociaux. Il a aussi répondu à la droite et au Rassemblement national qui demandent une législation d'exception après l'attentat commis jeudi dans la basilique Notre Dame de Nice par un jeune Tunisien récemment arrivé en France. Il a rappelé qu'un "projet de loi qui avait été annoncé par le président de la République (sur les séparatismes) sera très prochainement soumis au Parlement" et "va renforcer notre arsenal juridique". "On peut changer indéfiniment les lois, mieux vaut d'abord les appliquer au quotidien avec tous les axes que je vous ai déclinés", a-t-il insisté.

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