TERRORISME : LA MENACE AU QUOTIDIEN - Posez toutes vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités - 24 Heures en Questions

Politique

POLITIQUE - Ce soir, comme tous les soirs, dans "24 heures en questions", vous avez la possibilité de poser toutes vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités sur le thème du jour : les attaques terroristes à l'encontre des forces de l'ordre et des forces armées. Ils vous répondent dès 18h10.

Peu avant 8 heures, ce matin, à quelques pas de la mairie de Levallois-Perret, en région parisienne, une voiture a renversé de « manière délibérée » plusieurs militaires, selon le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Le lieu de l’attaque, une allée dans laquelle ces militaires de l’opération Sentinelle avaient un local de repos, se trouve également à proximité du siège de la DGSI. Le suspect, qui a pris la fuite après avoir blessé six hommes, dont trois grièvement, a été intercepté sur l’autoroute A16 en début d’après-midi, comme l’a confirmé Edouard Philipe. Cette nouvelle attaque fait suite à une série d’attentats perpétrés à l’encontre des forces de l’ordre et des militaires. Samedi dernier, un jeune homme de 19 ans tente de forcer un contrôle de sécurité, armé d’un couteau, au pied de la tour Eiffel. Le 19 juin, un homme percute un fourgon rempli de gendarmes, place de l’Etoile, à Paris. Le terroriste meurt sur le coup, avant d’avoir pu faire usage de la kalachnikov retrouvée dans son véhicule. Début juin, un individu armé d’un marteau tente d’agresser des policiers en faction sur le parvis de Notre-Dame. Immédiatement abattu par les forces de l’ordre, son attaque échoue. Le 20 avril 2017, à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, un policier est tué d’une balle dans la tête sur les Champs-Elysées. Le 18 mars 2017, un homme blesse un policier avec un pistolet à grenaille avant de tenter de voler l’arme d’un militaire dans l’aéroport d’Orly, au sud de Paris. En juin 2016, un couple de policiers est tué à son domicile à Magnanville, dans les Yvelines.  Ces évènements ont suscité la polémique, certains soulevant la question des conditions de travail et des moyens des militaires et policiers, d’autres questionnant l’efficacité de l’état d’urgence et de l’opération Sentinelle. Des questions ravivées par le récent épisode de Villiers, le chef d’état-major démissionnaire qui dénonçait justement l’écart entre les moyens et les objectifs fixés. Ces attaques révèlent cependant quelques éléments sur l’état actuel de la menace terroriste. L’organisation Etat Islamique, en grande difficulté en Syrie et en Iraq, ne revendique plus systématiquement les attaques. Et pour cause, elle n’a plus les moyens d’envoyer des commandos, formés et endoctrinés dans leurs camps d’entraînement à l’instar du 13 novembre 2015. La majorité des terroristes agissent actuellement sans ordres directs de Raqqa, de leur propre chef et par leurs propres moyens, ce qui explique leur relative inefficacité. De plus, le nombre d’attaques contre les forces de l’ordre indique un « effet paratonnerre », les assaillants décidant de mourir dans une opposition armée, plus « glorieuse », en attaquant ceux qui sont censés nous protéger, et à travers eux au symbole de la puissance et de l’autorité de l’Etat, plutôt que de tenter de faire un maximum de victimes civiles. Alors, ce nouveau « djihadisme low-coast » peut-il être jugulé par les services de renseignement ? L’opération Sentinelle vous parait-elle efficace ? Comment protéger ceux qui nous protègent ?

Pour poser vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités, rendez-vous sur Facebook ou sur Twitter avec le #24henquestions.

Les invités :

Georges FENECH

Ex-député, président commission d’enquête sur les attentats de 2015

                                                       

Chems AKROUF

Expert en renseignement

Laurent VALDIGUIÉ

Rédacteur en chef du Journal du Dimanche

François-Bernard HUYGHE

Spécialiste du terrorisme

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