Terrorisme, police, justice... Nicolas Sarkozy dévoile son "plan sécurité"

Terrorisme, police, justice... Nicolas Sarkozy dévoile son "plan sécurité"

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PROGRAMME - Dans un entretien au Parisien, Nicolas Sarkozy, qui réunit mardi son parti autour d'une convention sur le thème de la sécurité, dégaine son programme à ce sujet. Il revient également sur l'affaire Air Cocaïne, dans laquelle son nom a été évoqué. Morceaux choisis.

Air cocaïne, terrorisme, sécurité, politique pénale... Nicolas Sarkozy revient ce mardi dans le Parisien sur l'actualité de ces derniers jours et présente son "plan sécurité".

Air Cocaïne : "Au nom de quoi ?"
L'ancien chef de l'Etat attend des réponses de la justice sur les investigations dont il a fait l'objet dans l'affaire Air cocaïne. Il entend notamment savoir "au nom de quoi" son téléphone a été géolocalisé et les fadettes de ses communications demandées par la juge marseillaise, chargée de l'enquête sur un vaste trafic de drogue transatlantique. "Je veux savoir au nom de quoi un magistrat a pu prendre de telles mesures, pour la seule raison que j’ai voyagé avec la même compagnie d’avions [incriminée dans le trafic de drogue, ndlr]. Je veux savoir si un autre client de la compagnie aérienne a été géolocalisé et écouté : y en a-t-il d’autres ou est-ce un traitement qui m’a été réservé ?", s'interroge Nicolas Sarkozy.

Pour le président du parti Les Républicains, "c’est impossible de prendre de telles mesures sans demander l’autorisation du bâtonnier, car je suis avocat : l’ont-ils demandée ? (...) Croyez-vous qu’on géolocalise le chef de l’opposition, qu’on écoute ses conversations au téléphone, tout son entourage, sans que la garde des Sceaux en soit informée ? Je pose la question. Et si la garde des Sceaux en est informée, elle ne parle pas avec le président de la République ? Je n’ai pas plus de droits que les autres, mais je n’en ai pas moins non plus".

Missions de police pour les employés d'autoroute
Nicolas Sarkozy, qui réunit mardi son parti autour d'une convention sur le thème de la sécurité, entend "libérer" les forces de l'ordre "de toutes les tâches secondaires" pour les "concentrer" sur le maintien de l'ordre, "le renseignement", et "l'investigation". Pour ce faire, l'ancien président propose notamment de permettre aux employés d'autoroute "de constater les infractions" liées à la vitesse et "de transmettre ces constats à l’autorité de police, administrative ou pénale". "Je ne vois pas pourquoi cela doit être exclusivement un motard de la gendarmerie ou de la police qui doit faire les contrôles de vitesse, sur un axe d’autoroute concédé par l’Etat".

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Restaurer l'autorité de l'Etat
Nicolas Sarkozy estime qu'"il n’y a plus d’autorité de l’Etat", citant l'exemple de la mise en échec mercredi  d'une opération policière franco-allemande à Tarnac, où vit Julien Coupat, soupçonné de sabotages de lignes SNCF sur des caténaires en 2008. "Une trentaine d’activistes ont empêché des fonctionnaires de police de perquisitionner", dénonce l'homme politique, pour qui "les policiers n’ont pu exercer leur mission faute de soutien de leur autorité", "énième illustration", selon lui, "de l’affaiblissement de l’Etat et de son autorité".

Fin d'une "politique pénale laxiste"
Cible des critiques de Nicolas Sarkozy, la garde des Sceaux : "Il y a un domaine dans lequel Christiane Taubira tient ses promesses : le nombre de détenus a diminué en France depuis trois ans. Les délits augmentent et le nombre de gens en prison diminue, qui peut l’accepter ?". "La République doit cesser de reculer partout. Nous proposons de tourner le dos à une politique pénale laxiste", assène-t-il. "L’exécution des peines" doit être "la priorité", fait-il valoir, proposant aussi "que les trafiquants de drogue qui auront réellement effectué leurs peines de prison soient interdits de séjour à leur sortie de prison dans le quartier où ils ont commis leurs méfaits". Il préconise la mise en place de "vigies de police" dans "les quartiers les plus difficiles" et indique vouloir "débattre" sur la "présomption de légitime défense" voulue par certains syndicats de policiers et comme le suggère Marine Le Pen.

Lutte contre le terrorisme
"Tout étranger ou binational qui a fait le djihad ne doit pas revenir en France", estime Nicolas Sarkozy qui précise : "Tout Français parti faire le djihad doit, quand il revient, aller en prison."

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