Thierry Solère : "Je suis fier de la confiance que m'accorde Nicolas Sarkozy"

Thierry Solère : "Je suis fier de la confiance que m'accorde Nicolas Sarkozy"

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INTERVIEW - Nicolas Sarkozy a chargé ce mardi Thierry Solère, proche de Bruno Le Maire, d'organiser la primaire de l'UMP en vue de la présidentielle 2017. Le député des Hauts-de-Seine répond aux questions de metronews.

Comment le choix de Nicolas Sarkozy s'est-il porté sur vous pour cette mission ?
C'est une proposition que Bruno Le Maire a faite à Nicolas Sarkozy, qui l'a acceptée. Bruno Le Maire a fait le choix de mettre les 30% de voix qu'il a engrangées au congrès de l'UMP au service de l'unité de notre famille politique : cette unité, c'est la primaire qui la garantit. Je suis fier de la confiance que m'accorde Nicolas Sarkozy en me confiant cette tâche.

Vous aviez pourtant un passif avec Nicolas Sarkozy, depuis votre candidature dissidente face à Claude Guéant dans les Hauts-de-Seine, lors des législatives 2012...
Je n'ai jamais senti avec Nicolas Sarkozy un passif sur le sujet. Après, j'avais justement proposé une primaire à Claude Guéant quand il s'était parachuté dans ma circonscription, pour trancher entre nos candidatures à Boulogne-Billancourt, et il avait refusé. Quand il n'y a pas de primaire, souvent, il y a deux candidats sur la ligne de départ . Et pour nous aujourd'hui, l'enjeu, c'est vraiment d’être dans l'unité.

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Nicolas Sarkozy vous a-t-il donné sa feuille de route ?
Je l'ai vu à l'issue de la réunion de groupe (mardi matin, ndlr), nous en reparlerons mais j'ai compris la feuille de route qu'il évoquée devant les parlementaires. Il faut travailler avec méthode pour définir un cahier des charges précis, une charte des valeurs, les modalités de participation... Sur tous ces points, nous ferons des propositions qui devront être tranchées par le bureau politique de l'UMP. Le tout dans un souci permanent de rigueur, de transparence et d'unité.

A l'inverse, vous a-t-il donné des garanties ?
Il a déjà eu l’occasion de le dire plusieurs fois : ce sera une primaire ouverte. Si elle était fermée, ça s’appellerait une consultation des militants. Elle devra aussi être hypertransparente. Vous savez, c'est un exercice très nouveau pour notre famille politique, donc c'est pour moi un challenge important que je relèverai avec joie, avec l'aide bien sûr des représentants de tous les candidats et de toutes les personnalités de l'UMP qui se mobiliseront sur ce sujet d'importance.

Ne pensez-vous que cette primaire à droite se lance beaucoup trop tôt ?
Ce n'est en effet pas pour maintenant mais ça se prépare à l'avance. Surtout si vous voulez atteindre notre objectif : qu'elle soit ouverte et qu'elle mobilise des millions de Français, tous ceux qui souhaitent l’alternance à la gauche.

Ne craignez-vous pas que les ambitions déjà déclarées des uns et des autres ne viennent parasiter votre travail ?

J'ai des relations très aisées et de confiance avec Nicolas Sarkozy et Bruno le Maire, mais aussi avec François Fillon, Alain Juppé et Xavier Bertrand. Bien sûr, je suis pas naïf sur les ambitions des uns et des autres. Mais l'organisation de cette primaire est un travail collectif et l'enjeu, c'est de rassembler les représentants des différents candidats déclarés. Il faut renvoyer à la primaire les histoires de leadership, de personnes, qu'elle tranchera le moment venu.

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