Sur LCI, Thierry Solère s'accroche à sa questure, malgré la polémique

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AMBIGUÏTÉ - Le député LREM Thierry Solère a confirmé ce lundi soir qu'il ne renonçait pas à son poste de questeur de l'Assemblée nationale, malgré les demandes insistantes de nombreux collègues. L'ancien député LR, élu en juin à ce poste alors qu'il faisait toujours partie des Républicains, a depuis rejoint le parti de la majorité.

"Je remettrai mon mandat en jeu en octobre prochain", a annoncé ce lundi Thierry Solère, député LREM des Hauts-de-Seine dans l'émission politique de David Pujadas sur LCI. Le député confirme ainsi qu'il ne renoncera pas à son poste de questeur de l'Assemblée nationale. L'ancien LR répond aussi au président de l'Assemblée, François de Rugy, qui lui a demandé solennellement ce lundi soir au micro de BFM d'abandonner ce poste, pour "l'intérêt de l'Assemblée". Thierry Solère, qui a été élu en juin dernier à l'un des trois postes de questeurs, entend "respecter le droit plutôt que la tradition". 


La tradition politique veut en effet que l'un de ces trois postes-clefs soit réservé à l'opposition. Une tradition qui allait très bien à Thierry Solère en juin dernier, alors que le député amorçait son rapprochement avec la majorité avec les Constructifs, tout en restant au sein des Républicains, mais qui ne lui plaît plus en novembre. Le député des Hauts-de-Seine vient en effet de rejoindre LREM, ce qui confie les trois postes de questeurs à LREM.

Pour Thierry Solère, cette tradition, qui date d'une époque où seuls deux partis se partageaient le pouvoir, n'a plus lieu d'être dans une période de "recomposition politique". L'ancien député de droite répond aux critiques en pointant du doigt des pratiques parlementaires caduques, au même titre que l'habitude d'embaucher comme attaché parlementaire un membre de sa famille. 


"Il y avait aussi des traditions à l’Assemblée, c’était d’embaucher sa femme même si elle n’avait pas son bac et de lui donner 5000 euros par mois et après, ça créait des grands scandales" rétorque le député qui n'hésite pas à mettre au même plan cette polémique avec les scandales qui ont touché cette année François Fillon et Bruno Le Roux.

Il y avait aussi des traditions à l’Assemblé, c’était d’embaucher sa femme même si elle n’avait pas son bac et de lui donner 5000 euros par mois et après, ça créait des grands scandales...Thierry Solère

Face à des critiques venant de son propre camp, notamment d'Aurore Bergé, qui estime que "l'opposition doit être représentée dans cette instance clé", Thierry Solère ne compte pas remettre en cause le scrutin interne à l'Assemblée de juin dernier, qui l'a porté à ce poste devant Eric Ciotti.

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