"Tourneboussolé", "méprisance"... Nicolas Sarkozy, roi des néologismes

"Tourneboussolé", "méprisance"... Nicolas Sarkozy, roi des néologismes

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BEST-OF – Après son improbable expression de "la salade et la rhubarbe" lundi, Nicolas Sarkozy a inventé un nouveau mot mercredi matin : "tourneboussoler". C'est loin d'être la première fois que le patron des Républicains s'illustre par un cafouillage linguistique.

Nicolas Sarkozy prend décidément des libertés avec la langue de Molière. Nous vous racontions mardi comment les réseaux sociaux ont tourné en dérision l 'improbable expression qu'il avait utilisée la veille au soir pour fermer la porte à tout accord avec la gauche en vue du second tour des élections régionales : "Ce n’est pas passe-moi la salade, je t’envoie la rhubarbe".

Mercredi, c'est un nouveau mot inventé par l'ancien chef de l'Etat qui suscite les moqueries. Au micro de France Inter , contractant sans doute un peu vite les verbes tournebouler et déboussoler, il a dit comprendre que les électeurs de gauche soient aujourd'hui "tourneboussolés".

"Méprisance", "fatitude"...

C'est loin d'être la première fois que Nicolas Sarkozy, adepte du "parler vrai", invente ainsi un mot ou s'emmêle les pinceaux dans un discours. Le 14 octobre dernier, le Petit Journal de Canal+ l'avait ainsi épinglé pour une phrase totalement incompréhensible prononcée à la tribune d’un meeting à Limoges : "Je voudrais leur dire qu’on a reçu un coup de pied au derrière mais que c’est pas parce que vous voulez renverser la table que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir le chauffeur". Metronews avait alors tenté, difficilement, d' expliquer le sens de cette métaphore .

Durant la campagne de 2012, il avait également provoqué l'hilarité en dénonçant "la méprisance" de certains dirigeants (le terme "mesprisance" existe toutefois en vieux français). Avait-il alors été inspiré par la fameuse "bravitude" de Ségolène Royal lors de la précédente présidentielle ? En 2007, lui aussi s'était illustré par un néologisme, certes beaucoup moins médiatisé - Libération n'avait pas manqué de le relever - mais tout aussi inventif que celui de sa rivale : "Ne me prêtez pas une telle 'fatitude'", avait-il lancé à une journaliste de France Inter.

Au cours de sa présidence, il avait ensuite notamment parlé du système "perein" ayant permis de sauver la zone euro, version masculine de "pérenne", en 2011. Achevons ce tour d'horizon non exhaustif par une faute de prononciation qui lui avait valu de nombreuses moqueries la même année : devant un parterre d'intellectuels, le président de la République avait évoqué l'œuvre du sémiologue Roland Barthes en prononçant son nom "Roland Barthesse", ce "s" final faisant de l'auteur de Mythologies un homonyme de l'ancien gardien de but de l'équipe de France, Fabien Barthez.

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