TRAIT D’ACTU – Qui est François Fillon ?

PRIMAIRE – Après la percée fulgurante de François Fillon au premier tour de la primaire de la droite et du centre, LCI revient sur son parcours en dessins. Récit d’un paradoxe.

De 10% d’intention de vote début novembre, François Fillon a raflé 44% des scrutins lors du premier tour de la primaire de la droite et du centre, le 20 novembre. Fils de notaire flegmatique, groupie de Margaret Thatcher d’un côté. Geek révolté, fan de courses automobiles de l’autre ? Qui ce candidat infatigable, sprinteur des dernières heures ?


Contre toutes attentes, le jeune François était un élève agité. Dans la Sarthe où il a grandi, il est même exclu quelques jours de son collège pour avoir lancé une ampoule lacrymogène. Plus tard, il à nouveau renvoyé pour avoir organisé une manifestation contre son enseignante d’anglais, qu’il juge incompétente. C’est un rebelle, certes. Mais déjà convaincu. À 14 ans, il placarde un portrait du général de Gaulle – son idole – sur les murs de sa chambre.

Après ses études de droit, il s’assagit. François Fillon s’engage auprès de son mentor Joël Le Theule, député de la Sarthe. Cinq ans plus tard, en 1981, il le remplace et devient le plus jeune élu de l’Assemblée à 27 ans. Il enchaîne ensuite les mandats dans plusieurs ministères pendant 12 ans. Mais en 2005, il est écarté du gouvernement de Dominique de Villepin, sous la présidence de Jacques Chirac, pour sa réforme de l’école très contestée. C’est à ce moment qu’il se rapproche de Nicolas Sarkozy.

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Il revient deux ans plus tard, Premier ministre dans l’ombre du président et relégué par Nicolas Sarkozy au rang de "collaborateur". En 2012, il tente de s’émanciper en briguant la tête du parti UMP mais se fait discréditer par Jean-Copé qui l’accuse de tricherie. Loin de renoncer, il se déclare "candidat quoi qu’il arrive" à la présidentielle dès 2013. Aujourd’hui, il compte bien porter son programme très libéral et conservateur sous le signe de la rupture jusqu’à l’Elysée. Tradition et rébellion. Stoïcisme et coup de tonnerre. C’est tout le paradoxe de François Fillon.

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