Nouveau député LREM, Thierry Solère refuse de lâcher la questure de l'Assemblée

Nouveau député LREM, Thierry Solère refuse de lâcher la questure de l'Assemblée

TOUCHE PAS À MON POSTE - Tout récent transfuge des Républicains constructifs à La République en marche, le député de Boulogne n'entend pas lâcher un poste qui lui a pourtant échu en raison de sa non-appartenance à la majorité.

Le poste de questeur à l'Assemblée n'a pas grand chose pour être connu du grand public. Son ou sa titulaire a la main sur les dépenses de la Chambre basse de notre système bicaméral. Mais il est, depuis le début de la XVe législature, l'objet de convoitises et de polémiques assez inédites. La coutûme parlementaire veut ainsi que, sur les trois questeurs que compte le Palais Bourbon, deux postes soient occupés par la majorité, et le troisième, par un membre de l'opposition, afin d'assurer la diversité politique dans la distribution des postes à responsabilité. 

Au tout début de la législature, Florian Bachelier, Lauriane Rossi et Thierry Solère ont été nommés à ces postes, fort bien pourvus en avantages divers (notamment une indemnité supplémentaire de 5000 euros bruts mensuels, un appartement et une voiture de fonction avec chauffeur), dans une ambiance pour le moins délétère. Si l'élection des deux premiers, issus des rangs de La République en marche, le parti - largement - majoritaire, n'avait souffert aucune contestation, celle du dernier, alors membre du groupe Les Républicains - Constructifs, avait en effet été largement stipendiée par ses collègues de l'opposition. En effet, Les Constructifs avaient fait parler d'eux en annonçant qu'ils ne seraient pas dans l'opposition à la majorité. De quoi susciter la colère de leurs camarades des Républicains, de multiples rappels au réglement... et des suspensions de séance.

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Les Républicains se déchirent pour l'attribution d'un poste clé à l'Assemblée

Appels (sans effets) à la démission

La question semblait avoir été réglée - notamment au vu des votes pas toujours pro-majorité des Constructifs -, mais voilà que la donne a changé avec l'adhésion officielle de Thierry Solère à La République en marche, annoncée tambours battants au JDD du dimanche 26 novembre. Ainsi donc, la questure est donc entièrement composée de membres de la majorité, chose tout à fait contraire aux usages. Ce que n'ont pas manqué de faire remarquer des membres de l'opposition (droite ou gauche)...

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Et même François-Michel Lambert, député élu avec l'étiquette La République en marche - qui n'en est d'ailleurs pas à sa première rébellion contre sa propre majorité.

Une - petite - levée de boucliers qui n'a - en tout cas pour l'instant - pas décidé le député des Hauts-de-Seine à remettre en question son poste.  Invité de BFM TV ce même dimanche, Thierry Solère s'est fait un malin plaisir de faire, lui aussi, un rappel au règlement : "Que dit le règlement de l'Assemblée nationale ?  Qu'on tente [...] de respecter la parité". Et celui qui avait vaincu Eric Ciotti pour devenir questeur d'asséner : "Je n’ai aucune raison de démissionner. Le règlement, et c’est le vote de chaque parlementaire, j’ai été élu. La loi permet à chaque député de se présenter à ces fonctions et ses collègues votent à bulletin secret. Je suis élu pour un an. Il n'y a pas d’obligation légale." Si c'est légal...

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