Trois choses à savoir sur Jean-Pierre Farandou, qui remplace Guillaume Pépy à la tête de la SNCF

Politique

NOMINATION - Le président de la République Emmanuel Macron a joué la continuité en choisissant Jean-Pierre Farandou, cadre dirigeant de la SNCF, pour succéder à Guillaume Pepy ce jeudi 31 octobre à la tête du groupe ferroviaire public, dont il devra achever la transformation.

C’est une petite révolution. Après douze ans de bons et loyaux services, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, passe la main ce jeudi 31 octobre. C’est le chef de l’Etat qui l’a annoncé, en septembre, sur une proposition du Premier ministre, Edouard Philippe. Jean-Pierre Farandou, âgé de 62 ans, prend les rênes de la société ferroviaire. Une promotion pour cet homme qui travaille à la SNCF depuis 1981.

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Chef de gare à l'origine !

Né en juillet 1957 à Talence (Gironde), Jean-Pierre Farandou est diplômé de l'Ecole des mines de Paris. Après avoir débuté sa carrière dans une compagnie minière aux Etats-Unis, il est entré à la SNCF en 1981 comme chef de gare, avant d'y gravir les échelons comme chef de projet du TGV Paris-Lille, fondateur de Thalys, directeur aux ressources humaines, directeur de la région Rhône-Alpes et de Keolis Lyon et directeur de la branche SNCF Proximités (Ile-de-France, TER et Intercités).

Patron du florissant opérateur privé Keolis

Depuis août 2012, il est patron de Keolis, filiale de la SNCF qui a réalisé en 2018 près de 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires (sur 33 milliards pour l'ensemble de la SNCF). Très ouverte sur l'international, Keolis est rompue aux appels d'offres. Cette expérience devrait lui être utile avec l'arrivée de la concurrence dans le ferroviaire.

Rendez-vous manqué en 2016

Jean-Pierre Farandou avait failli devenir PDG de SNCF Réseau en 2016, mais sa candidature avait alors été retoquée par l'Arafer (le régulateur du secteur) car il était jugé trop proche de SNCF Mobilités, la branche qui fait notamment rouler les trains, et dont dépend Keolis. Il était donc resté à la tête de Keolis. Patrick Jeantet, à l'époque numéro 2 d'Aéroports de Paris (ADP), avait pris celle de SNCF Réseau. Ce dernier avait ouvertement fait acte de candidature pour succéder à Guillaume Pepy aux commandes de la SNCF.

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Le nom de Jean-Pierre Farandou était arrivé relativement tard parmi tous ceux qui avaient été cités ces derniers mois pour diriger la "nouvelle SNCF" née de la dernière réforme ferroviaire, qui deviendra une société anonyme à capitaux publics le 1er janvier 2020. Lui-même ne s'était pas ouvertement lancé dans la course, handicapé sans doute par son âge qui l'empêchera d'effectuer deux mandats. L'exécutif aurait préféré un profil venu de l'extérieur, mais la complexité de la tâche, l'exigence de la connaissance du domaine ferroviaire et la limitation du salaire à 450.000 euros bruts par an ont semble-t-il compliqué le recrutement.

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