UDI : intronisé président, Lagarde veut un "parti populaire"

UDI : intronisé président, Lagarde veut un "parti populaire"

REPORTAGE - Jean-Christophe Lagarde a été élu jeudi président du parti centriste. Son rival, Hervé Morin, n'a pas souhaité assister à son discours d'intronisation.

Il y a deux ans, Jean-Louis Borloo lançait l'UDI à la Mutualité (Ve arrondissement de Paris), avant de devoir se retirer de la vie politique. Samedi, c'est dans cette même salle que son successeur, Jean-Christophe Lagarde, a officiellement pris ses fonctions après un scrutin interne très disputé. L'occasion pour les militants de se réunir autour d'un homme bien moins connu que l'ex-ministre, qui s'est, lui, contenté d'envoyer un message de félicitations depuis le Maroc. "Borloo on le connaît mais quand on parle de Jean-Christophe Lagarde... Dans l'Aube, demain on va me demander qui c'est, quand je vais dire que j'étais à son meeting !", reconnaît Catherine, la soixantaine, militante depuis un an.

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Malgré ses trois mandats de député de Seine-Saint-Denis et une ville, Drancy, où il est systématiquement plébiscité depuis 2001, Jean-Christophe Lagarde accuse un déficit de notoriété. Un problème pour faire venir de nouveaux militants ? "Non, l'UDI doit être axée sur les propositions, pas sur les leaders", répond Yves Jego, ex-ministre et candidat malheureux à la présidence de l'UDI. "Il faut des personnalités charismatiques mais surtout rassembleuses", appuie Stanislas, 20 ans, nouvel adhérent venu spécialement de Nice.

Morin "vainqueur moral"

Jean-Christophe Lagarde, lui, ne se démonte pas. A la tribune de la salle parée de violet, il fixe un cap : "Je veux un parti populaire. Nous ne serons plus le porte valises (de l'UMP). Il ne doit pas y avoir de territoires interdits au centre", clame-t-il sous des applaudissements nourris. Le député-maire veut conquérir "les quartiers populaires" aujourd'hui acquis à la gauche. "Ils ont besoin de nous, on va leur parler de la République, de leurs enfants". "Si la sociologie commandait la vie politique, alors je n'avais aucune chance d'être élu. Pourtant ça fait trois fois", se réjouit le nouveau président de l'UDI.

Mais avant de convertir les banlieues "au libéralisme, à l'humanisme et à l'Europe fédérale", il devra rassembler son parti, affaibli par les divisions. L'ancien ministre de la Défense, Hervé Morin , a assuré samedi un service minimum. Celui qui a échoué à succéder à Jean-Louis Borloo a passé une tête dans la salle parisienne mais n'a pas assisté au discours d'intronisation de Jean-Christophe Lagarde. "C'est l'anniversaire de mon fils", s'est-il justifié, se présentant au passage comme "le vainqueur moral de cette élection". Pas sûr que l'appel à l'unité du nouveau président ait été entendu.

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