Accord sur la directive travailleurs détachés, l'Elysée salue "une victoire pour l'Europe"

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DEAL - Au bout d'une journée de négociations, les 28 ministres du Travail de l'Union européenne sont parvenus à s'accorder sur la directive travailleurs détachés, lundi 23 octobre.

"Salaire égal, à travail égal, sur un même lieu de travail". Le mantra déclamé par Marianne Thyssen, commissaire européenne aux Affaires sociales, a trouvé une résonance, lundi 23 octobre au soir, lorsque les ministres du Travail de l'UE sont parvenus à un accord sur la directive travailleurs détachés. Le tout en dépit de l'opposition de la Pologne, de la Hongrie, de la Lettonie et de la Lituanie, tandis que le Royaume-Uni, la Croatie et l'Irlande se sont abstenus.


"Je voulais vous faire part de mes félicitations pour l'accord obtenu. Nous sommes parvenus à un accord équilibré", a déclaré à l'issue des réunions la Commissaire aux Affaires sociales. Onze heures de négociations qui ont permis d'aboutir à un accord autour de la durée du détachement. Un maximum de douze heures, comme le voulait la France, mais assorti d'une possible rallonge de six mois à la demande de l'entreprise.

Primes et salaire égal

Cette réunion était un test pour la méthode de négociation au sein de l'UE du président français Emmanuel Macron, qui avait fait de ce dossier l'une des ces priorités. Il était attendu au tournant sur le sujet pendant la campagne présidentielle, après avoir été accusé de faire avec le dumping social qu'induisait le dispositif initial. 


Le directive réformée impose aujourd'hui que les salariés détachés dans d'autres pays de l'UE soient payés au même niveau que leurs collègues, et non au salaire minimum. Ils devront également bénéficier des différentes primes touchées par leurs collègues : pénibilité, treizième mois, ancienneté... la question de la cotisation, soulevée par nombre de candidats à l'élection présidentielle en 2017, n'est en revanche pas abordée.


Cela n'a pas empêché l'Elysée, tard ce lundi soir, de s'en féliciter, qualifiant l'accord de "victoire pour l'Europe" et d'une "étape essentielle pour recréer la confiance européenne".

"Je salue l'accord sur le travail détaché : plus de protections, moins de fraudes", s'est félicité le président de la  République sur Twitter.

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