UMP : Copé s'affaire pour Sarkozy

Politique
COME-BACK - Alors que l'UMP est suspendue à un éventuel retour de Nicolas Sarkozy, dont l'annonce est prévue dans les prochains jours, Jean-François Copé est remonté sur la scène politique pour appuyer la candidature de l'ex-président. Un soutien empoisonné ?

Alors que son "retour" est donné comme imminent, Nicolas Sarkozy peut compter sur un nouveau soutien. Absent des médias depuis son départ forcé de la présidence de l'UMP, Jean-François Copé est remonté en selle mardi en affichant son soutien à l'ancien président. Le député-maire de Meaux a réuni ses proches – ils étaient environ 70 –, dans une salle de l'Assemblée nationale. "Sur l'élection du futur président de l'UMP, même si je ne vais pas bien sûr m'engager dans cette campagne et que chacun est libre de ses choix, nous sommes dans l'attente de la décision de Nicolas Sarkozy. Je pense qu'être copéiste et soutenir Nicolas Sarkozy, c'est une démarche cohérente", a-t-il ainsi déclaré devant ses troupes.

Ce soutien est une demi-surprise. Lorsqu'il était président de l'UMP, Jean-François Copé a en effet toujours assuré qu'il se tiendrait aux côtés de Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci prendrait sa décision. Mais depuis l' affaire Bygmalion , c'est peu dire que les relations entre les deux hommes n’étaient pas au beau fixe, chacun s'étant rejeté la responsabilité dans l'affaire. Par voie de presse, les critiques pleuvaient dans les deux camps. Jean-François Copé s'était notamment vu affubler par son "mentor" du surnom de "Harlem Désir de droite".

Le poids de l'affaire Bygmalion

Mais ça, c'était avant. Vendredi 5 septembre dernier, le député-maire de Meaux et l'ex-Président se sont revus pour la première fois depuis la débâcle à la tête de l'UMP en juin. Un entretien de plus de deux heures, à l'issue duquel les deux hommes ont trouvé un accord. C'est donc sans attendre le congrès électif de l'UMP, prévu le 29 novembre, que Jean-François Copé a affiché sa préférence : ce sera Nicolas Sarkozy. Sans rancune, donc.

Cette annonce intervient alors que les spéculations vont bon train sur la stratégie, toujours inconnue à ce jour, de l'ancien chef d'Etat. Le soutien affiché par Jean-François Copé, quelques jours après leur entrevue, vient en tout cas nourrir l'hypothèse d'un come-back dans les prochains jours.

Reste à savoir si ce soutien portera chance à Nicolas Sarkozy. Car s'il compte encore quelques supporters, le maire de Meaux conserve également, outre un fort rejet de la part des Français dans les enquêtes d'opinion, de solides inimitiés dans son propre parti. Des partisans de François Fillon, convaincus de s'être fait "voler" lors de l'élection interne de 2012, aux cadres excédés par l'affaire Bygmalion ou encore l'affaire du prêt octroyé au parti, dans le plus grand secret, par le groupe UMP de l'Assemblée nationale en 2012. De lourds bagages que Jean-François Copé embarque avec lui dans le camp Sarkozy.

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