UMP : Fillon sort la sulfateuse

Politique
UMP - Devant ses sympathisants mardi soir à Paris, François Fillon a tenu un meeting aux allures de démonstration de force. L'ancien Premier ministre, qui assure désormais la présidence par intérim de l'UMP (avec Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin), s'en est violemment pris à son rival Jean-François Copé.

Il n'a jamais cité son nom. Mais devant ses sympathisants, c'est bien sur son meilleur ennemi, Jean-François Copé, que François Fillon a tapé. Fort. Mardi soir, lors de l'assemblée générale de son association politique "Force républicaine" porte de Versailles à Paris, l'ancien Premier ministre a réglé ses comptes avec le chef démissionnaire de l'UMP.

Devant 800 personnes, dont 120 députés et sénateurs de l'UMP, celui qui assure désormais la présidence par intérim du parti (avec Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin) a étrillé le bilan de son rival, poussé vers la sortie à cause de l' affaire Bygmalion . "Les soupçons et les affaires nous ont blessés. Des millions d'euros détournés. (...) On peut mentir, tricher, détourner l'argent des adhérents et des sympathisants et prétendre représenter la France et les Français ?" Trois fois "non", a tancé François Fillon.

"Sauver l'UMP d'une disparition possible"

La victoire aux municipales : elle ne doit rien à Jean-François Copé. Cette "vague bleue"  est "moins" due "à l'étiquette de notre parti qu'au rejet de la gauche et au travail de terrain de nos candidats et militants", a lancé le député de Paris. La défaite aux européennes, en revanche, c'est une autre affaire. Plongée dans les scandales, peu de temps après les révélations autour de Bygmalion, "l'UMP n'était pas en capacité d'être respectée", achève François Fillon.

Membre d'un triumvirat contesté à l'UMP , François Fillon assure aujourd’hui se battre "pour l'honneur de son parti". Et vouloir tourner la page Copé, qu'il charge décidément sans vergogne : "Problème de leadership, problème de projet politique, problème d'éthique"... Le tout, "sur fond de disputes fratricides et de coups tordus". Désormais, pour "sauver l'UMP d'une disparition possible", "il s'agit de restaurer la confiance des militants et des Français en contribuant à faire toute la lumière sur ce qui s'est passé" et de "garantir l'unité de notre mouvement dont Alain, Jean-Pierre et moi-même sommes parmi les fondateurs", a affirmé François Fillon. A commencer par "assurer les conditions exemplaires et transparentes d'un congrès au mois d'octobre", qui doit élire le futur président de l'UMP. Après la débâcle de la présidentielle du parti de 2013, une nouvelle guerre interne serait fatale.

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