UMP : un bureau politique qui sent déjà la poudre

UMP : un bureau politique qui sent déjà la poudre

OPPOSITION - Alors que doit se tenir le bureau politique de l'UMP mardi en fin d'après midi, rien ne va plus au sein du parti. Les militants et certains proches de Nicolas Sarkozy contestent la légitimité du triumvirat et les Français sont nombreux à être favorables à la dissolution de cette formation politique. Mais les cadres UMP assurent toujours vouloir valider cette nouvelle direction et fixer la date du prochain congrès.

L'ambiance risque d'être orageuse lors du bureau politique organisé mardi en fin d'après-midi au QG de l'UMP. Les responsables du parti doivent en effet valider le triumvirat qui prendra la tête de l'UMP et fixer la date du  prochain congrès, mais la tâche ne s'annonce pas simple.

Signe que l’heure est grave, Edouard Balladur sera exceptionnellement présent afin d’apporter sa "caution morale" à cette réunion à haut risque. Car la légitimité des trois anciens Premiers ministres, Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin, est toujours mise en cause, notamment par les sarkozystes. "Le triumvirat n'a aucune légitimité", déclarait ainsi Nadine Morano le 1er juin dernier.

"L'UMP doit se dissoudre et changer de nom"

Le règlement intérieur prévoit en effet qu'en cas de présidence vacante, c'est au vice-président - Luc Chatel en l'occurence - qu'il revient de prendre les rênes du parti. Quelques militants – qui ont déposé un recours en justice – et la juriste du parti, Anne Levade, n'ont d'ailleurs pas manqué de rappeler ces règles juridiques, quitte à agacer le triumvirat. Cette dernière, qui n'est pas membre du bureau politique, présidera d'ailleurs la réunion de mardi, à la demande de Jean-François Copé. Ce qui fait, là encore, jaser : "Les attributions de Madame Levade ne l'autorisent pas à s'immiscer dans l'organisation du parti. [Elle serait] bien inspirée de s'éclipser après son topo, sinon on lui demandera de quitter la salle", auraient réagi certains proches de François Fillon,  selon Le Nouvel Obs.

En plus de s'annoncer politiquement houleuse, cette réunion ne pourra certainement pas faire l'impasse sur le désaveu massif exprimé par les Français. Selon notre sondage metronews-CLAI-LCI réalisé par OpinionWay , ils sont en effet 65% à souhaiter la dissolution de l'UMP et la création d'un nouveau parti d'opposition après l'affaire des fausses factures de la campagne présidentielle et la démission de Jean-François Copé.

Et cette idée commence même à séduire quelques élus UMP. Après les prédictions de Lionel Tardy , qui a annoncé la fin de l'UMP en juin, c'est au parlementaire souverainiste Jacques Myard d'appeler à un grand ménage . "En premier lieu l'UMP doit se dissoudre , changer de nom et transmettre son patrimoine à une nouvelle structure", écrit-il lundi dans un communiqué. Le but : "créer un choc salutaire de confiance avec les Français et tous les adhérents". Et de proposer un nouveau nom : Alliance pour la République. Reste à savoir si cette idée trouvera sa majorité.

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