Un candidat commun à gauche ? Jadot prévoit de réunir les différents leaders "sous 15 jours"

Un candidat commun à gauche ? Jadot prévoit de réunir les différents leaders "sous 15 jours"

PROGRAMME COMMUN ?- L'écologiste, qui se verrait bien candidat unique de la gauche en 2022, a indiqué au "Journal du Dimanche" qu'il entendait réunir sous deux semaines les dirigeants de gauche ayant répondu à son appel.

Qui prendra le flambeau de la gauche et sera-t-il ou elle seule à porter les couleurs multiples de ce côté-ci de l'échiquier politique ? Alors que les sondages successifs donnent les différents candidats en quatrième, voire cinquième ou sixième position selon le nombre de candidatures, l'eurodéputé EELV Yannick Jadot, qui a lancé une campagne qui ne dit pas son nom depuis des mois, multiplie les appels à l'union. 

Après avoir formulé sur France Inter et dans Libération, lundi 29 avril, une demande de convergence allant de Jean-Luc Mélenchon à Cédric Villani, le ténor d'EELV a renouvelé son appel dans les colonnes du Journal du Dimanche, dimanche 4 avril. 

"Notre responsabilité historique est de nous mettre autour de la table", y affirme le député européen, après que plusieurs de ses cibles, Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure, Fabien Roussel et Benoît Hamon, ont répondu favorablement à sa proposition, avec plus ou moins d'engagement, le leader insoumis, par exemple, ayant déjà déclaré sa candidature.

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Il y a de l'enthousiasme, je ne veux pas qu'il soit déçu- Yannick Jadot

L'appel fait, il est désormais temps de mettre en place une première réunion. "Sous quinze jours", prévoit le candidat à l'investiture d'Europe Ecologie avec Sandrine Rousseau et Eric Piolle. "Nous sommes en train de caler les agendas", précise-t-il en soulignant qu'Arnaud Montebourg "ne viendra pas" et que Christine Taubira, "qui est en Guyane, salue l’initiative, mais préfère rester en retrait à ce stade".

Alors que les forces en présence divergent par exemple sur la place de l'État ou le niveau de leur engagement européen, Yannick Jadot, qui s'oppose en cela à Jean-Luc Mélenchon, a proposé, comme il l'avait fait dans Libé, d'ouvrir "dix chantiers" : "La justice sociale, un plan de relance pour réparer la société, l'hôpital, l'école, la reconstruction de notre économie autour des enjeux du climat, des soins, de la relocalisation, la réforme de nos institutions pour revitaliser la démocratie, l'émancipation et la cohésion par et autour du pacte républicain, la transformation de notre agriculture pour sauver les paysans et la biodiversité". 

Usant de la méthode Coué, alors que les trois formations majeures de la gauche et du centre-gauche loupent rarement une occasion de se tirer dans les pattes, il assure : "Nous pouvons avoir un candidat ou une candidate commune à l’automne". C'est que la gauche ne paraît pas franchement en position de s'imposer en 2022 si les candidatures, supposées ou déjà déclarées, ne font pas un effort de convergence. "Il y a de l'enthousiasme autour de cette initiative, je ne veux pas qu'il soit déçu. Les Français attendent de nous qu'on bouge collectivement".

Nous avons un programme, mais ce n'est pas : "À prendre ou à laisser"- Adrien Quatennens, interrogé sur l'appel de Yannick Jadot

Il en vient même à convenir que dans le cadre de cette initiative, les siens "ne pourront pas imposer aux autres leur candidature. [...] Si un processus permet d'envisager la victoire, j'espère que chacun s'inscrira dans ce mouvement". 

"Je salue le changement d'avis chez Yannick Jadot, qui au début voulait créer un espace de Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron", a réagi le coordinateur de la France insoumise Adrien Quatennens ce dimanche sur BFM. "Nous n'allons pas bouder cette réunion, cela fait des mois qu'on propose des initiatives. [...] La discussion doit avoir lieu, nous la sollicitons. Nous avons un programme, il est sur la table. Mais ce n'est pas : 'À prendre ou à laisser'. Il faut une discussion programmatique".

Voilà qui devrait résonner positivement aux oreilles de Yannick Jadot, convaincu que "les gauches ne sont pas irréconciliables" et qui appelait à ce que le candidat insoumis "décide" s'il veut "s'inscrire dans cette démarche commune".

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