"Un cœur sec" : Alexis Corbière s’explique sur ses larmes et tacle Stéphane Guillon

DirectLCI
PASSE D’ARMES – Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ce dimanche, Alexis Corbière s’en est vertement pris à l’humoriste Stéphane Guillon qui lui avait reproché, une semaine plus tôt, ses "larmes de crocodile" sur le plateau de Thierry Ardisson. "Ce monsieur est ridicule, c’est un cœur sec sur tout ce qui se passe dans ce pays", a déclaré le porte-parole de la France Insoumise.

"Une bande de minables" : gare à ceux qui douteraient de la sincérité d'Alexis Corbière. Interrogé quant à l'authenticité de ses larmes dans Les Terriens du Dimanche et aux réactions défiantes suscitées, le porte-parole de la France Insoumise n’a pas cherché à cacher sa colère après les moqueries dont il a été victime. Symbole de sa rancœur : Stéphane Guillon, qui lui avait reproché une compassion de circonstance envers des employés de Carrefour licenciés, à qui les équipes de l’émission de Thierry Ardisson avaient consacré un reportage.

"Stéphane Guillon est aujourd’hui un macroniste affirmé qui m’insulte, alors que ce monsieur est ridicule", a lancé le bras droit de Jean-Luc Mélenchon manifestement échaudé et toujours remonté. "C’est un cœur sec sur tout ce qui se passe dans ce pays." Dans un tweet, puis dans une tribune publiée par le HuffPost, l’humoriste de 54 ans avait critiqué l’émotion, feinte et à géométrie variable selon lui, d’Alexis Corbière, notamment concernant les activités de l’employeur de Raquel Garrido, Vincent Bolloré.  

"Pas une larme sur le sort des camerounais récoltant à mains nues l'huile de palme pour 38 centimes d'euro le sac de 35 kilos, 6 jours par semaine dans les plantations de Bolloré, l'employeur de Raquel…", avait écrit Stéphane Guillon. 

Ça me tire les larmes parce que je n’accepte plus ces injusticesAlexis Corbière, lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI

"C'est des gens qui vont être licenciés, qui m'ont particulièrement bien accueilli, qui étaient content que je sois là", a expliqué Alexis Corbière au sujet de ces salariés à qui il avait récemment rendu visite lors d’une manifestation à Montreuil. "Pour chaque personnes qu’ils (les dirigeants du groupe Carrefour, ndlr) vont licencier, ils auront touché 150.000 euros d’argent public", a-t-il poursuivi. "Moi ça me tire les larmes parce que je n’accepte plus ces injustices. Je ne les accepte plus."

En vidéo

Alexis Corbière sur ses larmes à la télévision : "Je n'accepte plus ces injustices"

S’il se défend d’en avoir rajouté, Alexis Corbière reconnaissait toutefois, quelques instants plus tôt, céder parfois aux "coups d’éclat" et aux "mises en scène" pour faire passer ses idées. Mais rien d’incompatible à ses yeux avec la sincérité. Gare à celui ou celle qui se permettrait d’en douter. 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter