Un député refuse d'effacer les tags sur sa permanence pour "montrer le vrai visage" de ses agresseurs

Politique
POLITIQUE - Ce samedi, la permanence du député Patrick Vignal a été dégradée par une centaine de Gilets jaunes à Montpellier. Sur LCI, le parlementaire LaREM a expliqué qu'il ne comptait "pas enlever les dégradations".

"Ni désabusé ni en colère", le député LaREM Patrick Vignal ne souhaite pas se laisser intimider par la centaine de Gilets jaune qui a dégradé sa permanence ce samedi à Montpellier. "Je laisse la haine à ces gens qui ne veulent pas participer à la démocratie. Je n’ai aucun souci d’intimidation, ça ne m’empêche pas de continuer à voter en mon âme et conscience. Et vraiment je tiens à leur dire que ça ne me touche pas. Et je vais aller plus loin : je ne compte pas enlever les dégradations. Je veux montrer aux gens le vrai visage de certains" a-t-il déclaré à LCI.


Samedi, des Gilets jaune ont aspergé de peinture la permanence de celui qui vise la mairie aux prochaines élections municipales. L'action avait été préparée en amont, une poignée de manifestants ayant donné rendez-vous à leurs camarades dans un lieu inhabituel : sur les rives du Lez plutôt que sur la place de la Comédie. 

Après la ratification du Ceta, une quinzaine de permanences de députés ou de locaux LaREM ont été emmurés ou taggués, voire saccagés comme à Perpignan en marge d'une manifestation de Gilets jaunes.

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