Un Français sur quatre prêt à participer à la primaire de la droite : quelles seront les règles pour voter ?

Un Français sur quatre prêt à participer à la primaire de la droite : quelles seront les règles pour voter ?

ZOOM – Selon un sondage paru ce mardi dans "Le Parisien", les Français pourraient être nombreux à aller voter à la primaire de la droite pour l'élection présidentielle de 2017 : un sur quatre se dit prêt à le faire. Mais au fait, quelles sont les règles pour participer à ce scrutin ?

La primaire de la droite et du centre va-t-elle réunir plus que les trois millions de votants rassemblés par la gauche il y a cinq ans ? C'est bien parti, si l'on en croit un sondage Odoxa-Dentsu diffusé mardi  3 mars par Le Parisien et BFMTV : un peu plus de 23 % des personnes interrogées s'y disent prêtes à participer au scrutin, 12 % se disant certaines de le faire.

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Si l'on s'arrête à ce dernier chiffre et qu'on le rapporte aux 44,8 millions d'inscrits sur les listes électorales, cela ferait la bagatelle de plus de 5.300.000 votants ! Reste que de l'intention à l'action, il y a un pas à franchir. Et que, comme le nombre de candidats à cette primaire, aujourd'hui pléthorique, celui des aspirants votants devrait se réduire d'ici au scrutin. Des règles strictes ont en effet été édictées. Metronews vous propose de faire le point sur celles-ci, largement inspirées des règles mises en place par la gauche en 2011.

Qui peut voter ?
Tous les Français inscrits sur les listes électorales au 31 décembre 2015. Ceux qui n'auront pas encore 18 ans à la date de la primaire, mais qui seront majeurs au moment de l'élection présidentielle en mai suivant, pourront aussi s'inscrire en se rendant sur une page dédiée qui sera mise en place sur le site de la primaire .

► Quand et où ?
Les procurations étant interdites pour éviter la fraude, ceux qui voudront départager Juppé, Sarkozy ou Fillon devront être disponibles les jours du vote. Le premier tour se déroulera le dimanche 20 novembre, le second (si aucun candidat n'a franchi les 50 % au premier) une semaine plus tard, le dimanche 27. En Outre-Mer, le vote aura lieu un jour plus tôt, et pour les Français de l'étranger, il se fera par voie électronique. A noter que ce calendrier est plus tardif que celui des primaires dont François Hollande était sorti victorieux, puisqu'elles s'étaient tenues les 9 et 16 octobre, soit six mois avant la présidentielle.

La droite a mis le paquet sur les bureaux de vote : 10.337 doivent être établis au total en France métropolitaine et en Outre-Mer, un chiffre semblable à celui du PS en 2011. Leur liste sera rendue publique au plus tard en septembre.

► A quelles conditions ?
La primaire est "ouverte", mais comme en 2011, ceux qui voudraient y participer doivent jurer la main sur le cœur qu'ils ne sont pas là pour fausser les résultats : chaque électeur devra signer une "Charte de l'alternance", selon laquelle il "partage les valeurs républicaines de la droite et du centre" et s’engage en faveur de "l’alternance afin de réussir le redressement de la France". Pour pouvoir glisser une enveloppe dans l'urne, le versement d'une "contribution forfaitaire" de 2 euros à chaque tour de scrutin sera également exigé (c'était un euro minimum chez les socialistes, une liberté de don plutôt payante puisque les gens avaient donné un peu plus, 1,50 euro en moyenne).

Enfin, en plus de signer la liste d'émargement, les électeurs de droite devront dire s'ils acceptent ou non de laisser leurs coordonnées pour figurer sur le "fichier des personnes souhaitant être informées dans le cadre de l'élection présidentielle". En 2011, lorsque le PS avait fait de même pour se constituer un solide réseau militant durant la campagne, l'UMP avait dénoncé un "fichage". Cette fois, ce sont les Républicains qui assurent que le vote sera "strictement confidentiel et anonyme" et qu'"aucun fichier ne sera constitué hors du contrôle de la CNIL".

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