Un militant France Insoumise a-t-il été verbalisé à tort par un agent de la ville de Paris ?

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À LA LOUPE – Un militant de la France insoumise a-t-il été verbalisé parce qu'il proposait aux passants de signer la pétition de soutien au projet de référendum contre la privatisation d'Aéroports de Paris ? C'est en tout cas ce qu'affirme Danielle Simonnet, leader France insoumise au Conseil de Paris. Explications.

"Un PV de 68€ pour avoir fait signer sur un marché la pétition pour le référendum contre la privatisation d’Aéroport de Paris ?" C'est la question que se pose dans un communiqué de presse Danielle Simonnet, élue France insoumise au Conseil de Paris, ainsi que dans une vidéo postée sur son compte Twitter. 

D'après l'élue, un militant, Philippe, s'est vu remettre une contravention de 68 euros par un agent de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection de la Ville de Paris le dimanche 1er septembre place de la Réunion dans le 20e arrondissement. Motif de la contravention : "Dépôt ou abandon d’ordures, de déchets, de matériaux ou d’objets hors des emplacements autorisés".  Pourquoi une telle verbalisation ?

Que s'est-il passé place de la Réunion ?

Le dimanche 1er septembre, c'est le jour de marché place de la Réunion dans le 20e arrondissement de Paris. Comme chaque dimanche depuis plusieurs semaines, des militants de la France insoumise proposent aux passants de soutenir le référendum d'initiative populaire contre la privation d'Aéroport de Paris. Sauf que cette fois si, tout ne se passe pas comme d'habitude. 

"J'ai été interpellé par un agent de la ville à cause de mon affiche posée contre un potelet, explique pour LCI Philippe, le militant France insoumise qui a été verbalisé. Une amende de 68 euros m'a été adressée pour dépôt ou abandon d’ordures, de déchets, de matériaux ou d’objets hors des emplacements autorisés".  

Or, Philippe conteste les motifs du procès-verbal que nous avons pu consulter. "Il s'agit de deux affiches collées sur un carton que j’appose sur le potelet à la sortie du marché. Je n'allais pas les laisser là car je les réutilise chaque dimanche." Il nous assure également qu'aucun tract ne traînait sur le sol. Concernant la table que l'on voit sur la photo ci-dessous, il explique qu'elle est pliante et "permet de déposer la tablette électronique pour que les passants viennent signer directement en ligne pour soutenir le référendum." 

Quelle est l'explication de la mairie de Paris ?

Philippe nous dit ne pas comprendre sa verbalisation d'autant plus qu'il met en place la même installation - affiches et table pliante - depuis plusieurs dimanches. "Nous sommes toujours posés au même endroit, à l'écart du marché comme le montre la photo. Nous ne gênons pas la circulation des passants et nous ne laissons jamais rien sur place." 

Contactées par LCI, les équipes de la mairie de Paris privilégient l'apaisement et nous expliquent que "bien entendu, il ne s’agit pas d’une consigne passée par la Ville. Comme à chaque élection, des consignes de neutralité sont passées aux agents pour permettre à l’ensemble des citoyens de s’informer ou de s’engager lors des échéances démocratiques. Les consignes ont donc été immédiatement rappelées pour éviter de telles situations." 

La municipalité ajoute également que si "la lutte contre l’affichage sauvage ou la dispersion de prospectus est une priorité majeure de la Ville, cette priorité ne saurait en aucune façon empêcher le débat démocratique." Philippe nous explique que dès le dimanche suivant sa verbalisation, le 8 septembre, il s'est réinstallé au même endroit, mais a préféré - cette fois - attendre que les agents de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection de la Ville soient passés. 

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