Un "plan caché" du gouvernement  : la nouvelle théorie de Copé

Un "plan caché" du gouvernement  : la nouvelle théorie de Copé

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COMPLOT - Face aux nombreuses affaires qui pèsent sur l'UMP, Jean-François Copé contre-attaque tous azimuts. Dans un éditorial de la revue trimestrielle du parti, le président de l'UMP met ainsi en garde ses militants contre un "plan caché" du gouvernement, "déjà en préparation dans les ministères"...

Pour faire oublier les "affaires" qui planent sur l'UMP, Jean-François Copé ose tout. Dans la dernière édition de la revue trimestrielle du parti, le Magazine de l'Union , le Maire de Meaux met en garde contre "un plan caché" du gouvernement pour convaincre ses militants de voter UMP lors des prochaines élections municipales.

"Voter pour les candidats investis ou soutenus par l’UMP, c’est aussi un moyen de refuser la mise en place du plan 'caché', mais déjà en préparation dans les ministères : droit de vote des étrangers, augmentation des impôts pour les classes moyennes avec la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu, ouverture de la PMA pour tous et légalisation de la GPA, réforme Taubira qui vise à éviter aux condamnés de passer par la prison... ", énumère Jean-François Copé dans son édiotiral . Selon lui, la majorité fomente donc un projet secret qu'elle compte appliquer après les prochaines élections municipales. Et d'ajouter, lyrique : "Un maire de droite dans ce pays où la gauche détient tous les pouvoirs, ce serait déjà un petit coin de ciel bleu".

De la "campagne haineuse" à "l'espionnage politique"

Depuis la révélation de nombreuses affaires qui ébranlent l'UMP, le maire des Meaux livre des théories toujours plus surprenantes pour attaquer la gauche . Exemple : lorsque Jean-François Copé est accusé d'avoir favorisé la société de communication Bygmalion, gérée par l'un de ses proches, il décide d'attaquer les médias. "Je suis l'objet d'une campagne haineuse, d'une chasse à l'homme depuis plusieurs jours", lance-t-il avant de conditionner la transparence des finances de l'UMP à l'adoption de deux lois visant les partis politiques et les médias.

Bis repetita lorsque Le Monde révèle la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy, suspecté d'avoir fait financer sa campagne de 2007 avec l'argent de la dictature libyenne et de trafic d'influence. Plutôt que de s'expliquer sur cette enquête judiciaire, le président de l'UMP insiste sur ce "véritable espionnage politique" . Un champ lexical du complot devenu en quelques jours, donc, le leitmotiv du parti.

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