Une enquête préliminaire pour "abus de confiance" et "recel" visant des dirigeants de LFI ouverte par le parquet de Paris

Une enquête préliminaire pour "abus de confiance" et "recel" visant des dirigeants de LFI ouverte par le parquet de Paris

ENQUÊTE - Une enquête préliminaire pour "abus de confiance et recel", qui sont susceptibles d'impliquer plusieurs dirigeants de La France Insoumise, a été ouverte le 14 mai dernier, indique le parquet de Paris.

Le 14 mai dernier, une enquête préliminaire du chef d'abus de confiance et recel des faits susceptibles d'impliquer plusieurs dirigeants de La France Insoumise a été ouverte, indique le parquet de Paris à LCI. Cette enquête a été confiée à la brigade financière selon nos informations. Cette confirmation du parquet de Paris intervient alors que le Canard Enchaîné révèle cette information dans son édition du mercredi 1er juillet. 

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Jean-Luc Mélenchon, l'"insoumis"

Une enquête en lien avec la perquisition houleuse au siège de LFI

Selon nos informations, cette enquête préliminaire vise à faire des vérifications factuelles et juridiques pour savoir dans quelles conditions certains dirigeants de LFI, condamnés en décembre 2019, à verser des dommages et intérêts aux parties civiles dans l'affaire de la perquisition houleuse, se sont acquittés de la somme dûe. Toujours selon nos informations, certaines victimes auraient été indemnisées par un chèque émis au nom de la France Insoumise. Ces personnes avaient-elles le droit de le faire ? C'est ce que l'enquête sera chargée de déterminer. 

Après une perquisition très houleuse au siège de LFI en octobre 2018, Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches ont été convoqués en correctionnelle pour "actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation" lors de la perquisition au siège de LFI, sur citation directe du parquet de Bobigny, en juin 2019. 

Le 9 décembre, Jean-Luc Mélenchon est ensuite condamné à trois mois de prison avec sursis et 8.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Bobigny. Il dénonçait "un jugement politique". Un de ses proches avait été relaxé, les quatre autres prévenus sont condamnés à des amendes de 2.000 à 7.000 euros.

Les parties civiles poursuivent leur harcèlement - Communiqué de La France Insoumise

Dans un communiqué, la France Insoumise affirme qu'"aucune des personnes concernées n'a été contactée préalablement". Et de s'expliquer au sujet du paiement des dommages et intérêts : "Si la partie pénale, les amendes, doivent être réglées personnellement par les justiciables, ce qui a été fait par chacune des personnes concernées, les dommages et intérêts relèvent eux du civil. Ils peuvent donc à ce titre être réglés par un tiers. La France insoumise a fait le choix de régler ces dommages et intérêts liés à une perquisition dans ses locaux", estime La France Insoumise. Pour le parti,  "les parties civiles poursuivent leur harcèlement en saisissant à nouveau la justice plutôt que d’accepter un règlement pourtant légal". "Nous dénonçons cette nouvelle instrumentalisation de la justice qui semble être motivée pour alimenter des articles visant à nous intimider et à véhiculer des rumeurs infamantes", conclut le communiqué.

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