Une semaine après sa nomination, Bruno Le Roux se penche sur "l'islam de France"

Une semaine après sa nomination, Bruno Le Roux se penche sur "l'islam de France"

RELIGION - Moins d'une semaine après son arrivée au ministère de l'Intérieur, Bruno Le Roux plonge déjà dans le grand bain, celui de "l'islam de France". Un sujet ô combien sensible après les attentats.

La place Beauvau va accueillir ce lundi la troisième réunion de "l'instance de dialogue avec l'islam", lancée en juin 2015 pour élargir et renforcer le débat avec la deuxième religion de France, forte de quatre à cinq millions de fidèles. Pour mieux lutter contre la radicalisation, l'Etat a, en effet, souhaité dialoguer avec d'autres voix que celles du Conseil français du culte musulman (CFCM) qui souffre d'un déficit d'image et d'efficacité depuis sa création en 2003, même si sa légitimité n'est pas remise en cause.

Pour son baptême du feu sur ces sujets, le nouveau ministre de l'Intérieur et des Cultes devrait se glisser dans les pas de son prédécesseur Bernard Cazeneuve, promu à Matignon. "Je poursuivrai (...) les actions engagées", a prévenu Bruno Le Roux lors 

de la passation de pouvoirs, en précisant qu'il le ferait avec sa "sensibilité" d'"élu de Seine-Saint-Denis", où vit une importante population musulmane.

La "Fondation de l'islam de France" au coeur des débats

Fraîchement créée, la "Fondation de l'islam de France", présidée par Jean-Pierre Chevènement, qui doit permettre de lever des fonds pour financer des projets éducatifs et culturels, sera au coeur des débats. Les participants à "l'instance de dialogue", qui représentent toutes les nuances de l'islam sunnite français - salafistes exceptés -, se pencheront aussi sur la formation des imams, qui dépend pour l'instant beaucoup de l'étranger.

A côté de l'offre, insuffisante, des instituts français privés de théologie musulmane et des diplômes universitaires de formation civile et civique désormais proposés par quatorze universités, le gouvernement veut développer des cursus d'islamologie de haut niveau.

Prochaine étape, qui peine à prendre forme : la mise sur pied d'une association cultuelle nationale pour financer, sans recourir à des fonds étrangers, des projets en matière religieuse, autour du statut des imams et aumôniers, la construction de mosquées ou la production d'un contre-discours face à la propagande djihadiste.

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    Les pistes pour financer l'islam de France

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