Universités bloquées : le coût des dégradations dépassera le million d’euros, selon la ministre Frédérique Vidal

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ÇA VA COÛTER CHER – Alors qu’une poignée d’universités restent toujours bloquées, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, évoque des dégâts dont le coût dépasserait le million d’euros.

La facture s’annonce particulièrement douloureuse. Lundi 23 avril au soir, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a indiqué dans l’émission L'Épreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l'AFP, Radio Classique et Les Echos, que le coût des dégradations commises dans les universités bloquées et occupées ces dernières semaines devrait au total "dépasser le million d'euros".


La ministre a rappelé que le président de l’université de Montpellier 3, où des serveurs informatiques ont été endommagés, a annoncé une facture avoisinant les 300.000 euros. Concernant la faculté de Tolbiac à Paris, même si "les devis sont en cours", Frédérique Vidal évoque une somme comprise entre 200.000 et 300.000 euros. 

En revanche, elle ne dispose d’aucun chiffre concernant l’université de Toulouse, Jean-Jaurès, actuellement toujours bloquée. "C’est le contribuable qui va payer", a par ailleurs déploré la ministre, qui souhaite qu’une enveloppe spécifique soit débloquée. "Je ne souhaite pas que l’argent qui a été investi pour mieux accueillir les étudiants soit utilisé pour repeindre des amphis ou refaire des serveurs. Je serais à côté des présidents pour trouver les meilleures solutions qui ne pénalisent pas leur université", a-t-elle dit.


Après les opérations de déblocage, des organisations étudiantes, au premier rang desquelles l'Unef, avaient dénoncé les sommes annoncées par le ministère et les présidents d'université et le fait qu'ils en attribuaient l'origine à l'occupation des locaux. 

Par ailleurs, des étudiants bloqueurs avaient de leur côté mis en avant la responsabilité des CRS dans le coût des dégâts.

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