Vaccin contre le Covid-19 : la France veut toujours en faire un "bien public mondial"

Vaccin contre le Covid-19 : la France veut toujours en faire un "bien public mondial"

L'EAU, L'AIR... ET LE VACCIN - L'annonce par les groupes pharmaceutiques Pfizer et BioNtech d'un vaccin contre le Covid-19 efficace à 90% suscite l'espoir à travers le monde. Mais à quel prix sera-t-il vendu ? Interrogé à l'Assemblée nationale, le secrétaire d'Etat Adrien Taquet a confirmé le souhait exprimé en avril par Emmanuel Macron d'en faire un "bien public mondial".

Un vaccin, mais à quel prix ? C'est la question qui se pose désormais, après l'annonce lundi par les groupes pharmaceutiques Pfizer et BioNtech d'essais concluants de leur candidat-vaccin, qui permettrait de protéger à 90% de la contamination par le coronavirus. Une solution technologiquement complexe, qui pose notamment des questions de conservation et de transport et pourrait s'avérer coûteuse. 

Alors que l'Union européenne a d'ores et déjà annoncé qu'elle commanderait pour 300 millions de dose de ce nouveau vaccin, cette question du coût a rapidement resurgi dans les débats. Dès avril dernier, Emmanuel Macron avait posé la question de l'accès, notamment pour les pays les plus pauvres qui seraient privés de ressources pour acquérir les stocks suffisants. Le président de la République avait alors plaidé pour que ce vaccin soit considéré comme un "bien public mondial", "un vaccin pour les peuples", afin de permettre un accès universel. Une position également défendue par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, par l'Union européenne et par le président chinois Xi Jimping. 

"Il s'agira d'un bien public mondial unique du XXIe siècle", qu'il faudra rendre "disponible, accessible et abordable pour tous", avait à nouveau plaidé Emmanuel Macron le 1er mai dernier, dans une tribune au JDD cosignées avec cinq dirigeants européens, dont Angela Merkel. 

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"Mutualiser les brevets" ?

Alors qu'un vaccin se profile, l'exécutif a été interpellé mardi à l'Assemblée nationale par la députée LFI Danièle Obono, qui évoquait la nécessité d'en faire un "bien universel". 

A l'occasion, le secrétaire d'Etat Adrien Taquet a confirmé que l'objectif de la France en la matière était le même. "Dès le 24 avril, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité que le vaccin soit un bien public mondial", a-t-il déclaré. "Dès le 4 et le 18 mai, deux conférences de financement ont eu lieu dans le cadre de l'Union européenne afin de disposer des fonds pour accélérer la recherche et faire en sorte que l'ensemble des pays dans le monde puissent avoir accès à ce vaccin", a ajouté le secrétaire d'Etat. "Cette coopération se fait également au niveau international, dans le cadre de l'OMS. C'est l'action que nous menons afin de faire en sorte que ce vaccin soit un bien public mondial."

La conférence des donateurs organisée en mai par la Commission européenne avait permis de lever 7,4 milliards d'euros au profit de la recherche et du développement d'un vaccin. Mais pour que le vaccin soit effectivement un "bien public mondial", il faudrait que les entreprises pharmaceutiques acceptent de "mutualiser les brevets", estimait lundi l'ONG Oxfam. En attendant, les laboratoires Sanofi et GSK ont promis de leur côté de réserver 200 millions de doses d'un futur vaccin au dispositif Covax, qui doit permettre aux pays les plus pauvres de vacciner gratuitement leurs populations. 

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