Covid-19 : l'obligation vaccinale pour les soignants pourrait être annoncée avant septembre, selon Attal

Covid-19 : l'obligation vaccinale pour les soignants pourrait être annoncée avant septembre, selon Attal

INTERVIEW - Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal était l'invité politique de la matinale sur LCI ce jeudi. Face au risque quatrième vague, il a notamment indiqué que le gouvernement pourrait annoncer avant septembre une obligation des soignants à se faire vacciner contre le Covid-19.

"Sur le calendrier, il n'y a absolument rien de figé, et je pense que tout est possible". Le gouvernement pourrait annoncer plus tôt qu'envisagé une obligation des soignants à se faire vacciner contre le Covid-19, pour "anticiper" avant une possible quatrième vague, a indiqué jeudi sur LCI son porte-parole Gabriel Attal. L'annonce d'une obligation pour les soignants pourrait donc intervenir avant septembre comme initialement évoqué ? "Absolument", a-t-il répondu.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Les consultations sur le sujet annoncées mercredi par le Premier ministre Jean Castex avec les associations d'élus locaux et les présidents de groupes parlementaires permettront "y compris d'aborder la question du calendrier", a-t-il précisé. Car à partir du moment où se faire vacciner nécessite deux doses "plus quinze jours" avant que la seconde injection soit pleinement efficace, "dès lors que vous annoncez une obligation", il faut "anticiper" et "donner un peu de visibilité pour que les personnes puissent se faire vacciner" dans les délais impartis.

"Une responsabilité particulière" en tant que soignant

"Quand on est soignant dans un Ehpad et qu'on travaille au contact de personnes fragiles, je pense qu'on a une responsabilité particulière à se faire vacciner", a ajouté Gabriel Attal. 

Interrogé sur la possibilité de rendre la vaccination obligatoire pour, par exemple, se rendre au restaurant ou au musée, il a posé deux conditions : qu'une telle "évolution" soit "efficace" pour convaincre de se faire vacciner, et qu'elle soit "faisable", c'est-à-dire que le contrôle des personnes à l'entrée des établissements soit "opérationnel" techniquement. Toutefois, avant d'en arriver là, il faut "continuer à déployer des efforts pour aller convaincre ceux qui ne sont pas vaccinés" et "continuer à travailler sur des incitations supplémentaires", en "mobilisant les médecins traitants" et en posant notamment "à partir d'un certain moment la question de la gratuité du test". Et de relever : "Depuis le début de la campagne vaccinale on a fait le choix de la confiance plutôt que de la coercition et ça a plutôt très bien marché".

Un risque de "fracture" entre les Français

"Les prises de rendez-vous pour les premières injonction qui avaient marqué le pas sont reparties à la hausse" a-t-il d'ailleurs souligné, évoquant "un ressaisissement de certaines personnes" lié à la progression du variant Delta et au risque de quatrième vague. 

Mais il est à craindre que cette perspective de reprise épidémique finisse par monter petit à petit les Français les uns contre les autres ? "C'est certain", a même indiqué le porte-parole du gouvernement, expliquant redouter ces prochains mois "une forme de fracture entre ceux qui ont été vaccinés et ceux qui n'auront pas voulu se faire vacciner".

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"Si des Français qui ont fait le choix de se faire vacciner devaient voir une perspective de nouvelles restrictions parce que l'épidémie repart notamment chez des personnes qui ne sont pas vaccinées, ça peut créer des difficultés en termes de cohésion entre les Français", a-t-il détaillé. Et de conclure : "Le vaccin, c’est notre ticket vers une vie la plus normale possible le plus longtemps possible".

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