Vaccination : Xavier Bertrand dénonce "une faute gravissime" d'Emmanuel Macron

Le président LR de la région Hauts-de-France s'en est pris à la stratégie vaccinale du gouvernement, estimant qu'Emmanuel Macron avait commis "une faute gravissime".

CONTESTATION - Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand déplore la lenteur de la stratégie vaccinale. Et fait part de ses propositions pour accélérer le processus.

Xavier Bertrand ne cache pas sa colère. Le président ex-LR de la région Hauts-de-France estime qu'Emmanuel Macron a commis "une faute gravissime" avec sa stratégie de vaccination qui "nous conduit inévitablement à l'échec", dans une interview au Parisien publiée lundi 4 janvier.

"Il devra s'en expliquer devant les Français", affirme le possible candidat de la droite à la présidentielle de 2022. Car "un échec, cela signifie que nous, Français, ne seront pas protégés contre la Covid, avec une vie économique et sociale qui ne reprend pas ses droits et un déclassement insupportable".

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Jugeant que la vaccination doit désormais être "la priorité nationale" avec "une campagne de promotion grand public", Xavier Bertrand appelle l'exécutif à "faire toute la transparence" sur le nombre de vaccins disponibles. "Nous ne pouvons pas revivre le même mensonge officiel que sur les masques, ce fiasco où la doctrine a été guidée par la pénurie."

Consentement oral, gestion privée et pilotage décentralisé

Pour accélérer le rythme, il évoque "un consentement oral, et non écrit" à la vaccination, ou encore l'idée de confier la logistique à "des logisticiens privés qui savent faire, un service de santé des armées". Mais "tout cela ne peut fonctionner qu'avec une profonde décentralisation et en travaillant avec les élus locaux", ajoute-t-il, se disant lui-même prêt à ouvrir des centres de vaccination "dans nos espaces publics ou les lycées".

Il faut aussi "bien sûr" acheter des doses en plus de celles commandées par l'Europe, estime-t-il, quitte à payer le vaccin plus cher. "La santé humaine n'a pas de prix", poursuit Xavier Bertrand, qui aimerait "être sûr qu'on n'a pas mégoté sur les prix, ce qui expliquerait pourquoi nous ne sommes pas prioritaires pour les livraisons".

Plaidant lui aussi pour changer "totalement l’approche", le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez appelle quant à lui à "tous nous engager en faveur de la vaccination, avec une volonté politique de tous les élus, du président au maire de la plus petite commune". Fustigeant le "pilotage ultracentralisé" de la stratégie vaccinale, il vante dans Le Figaro "le modèle allemand d’une collaboration entre l’État et les régions".

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"Il faut confier aux régions et aux collectivités locales l’organisation des modalités logistiques de la campagne de vaccination de façon décentralisée", martèle Laurent Wauquiez, dont le nom est aussi parfois évoqué pour 2022.

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