Valérie Pécresse : "Ce n'est pas moi qui ai changé, ce sont Les Républicains qui ont changé"

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CRISE À DROITE - Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-Ffrance, était l'invitée du Grand Jury ce dimanche 9 juin. Elle revient sur son départ des Républicains mais insiste : elle reste de droite et "joue collectif".

Elle n'y voit aucune ambition personnelle. Du moins, c'est ce qu'a affirmé ce dimanche 9 juin Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, dans Le Grand Jury RTL, LCI et le Figaro, au sujet de son récent départ des Républicains. Selon elle, la création de son mouvement "Libres" est le volet moderne d'une droite qui reste à reconstruire.

"Je vous explique ma démarche" détaille-t-elle. "Premier temps : la défaite la plus cinglante de notre histoire. La droite n'incarne plus une troisième voie crédible. J'ai la conviction que si très vite il n'y pas d'électrochoc nous allons disparaître, et si nous disparaissons, un jour Marine le Pen dirigera la France. Elle provoquera le chaos. Deuxième constat : un parti totalement cadenassé qui organise des élections à la va vite. Troisième étape : je vais voir Gérard Larcher dès lundi et je lui demande une initiative. Cela s'appelle la grande alternative, un grand rassemblement de la droite et du centre. Dans le cadre de cette alliance, il faut le centre et la droite conservatrice avec un pilier très fort de droite moderne. Cette droite moderne, il faut l'incarner, je souhaite la construire. Il y a urgence."

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Valérie Pécresse : "Je souhaite construire ce pilier de droite moderne"

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Une volonté affichée de "jouer collectif"

Loin de se dérober en vue d'une prochaine échéance présidentielle, Valérie Pécresse entend donc "jouer collectif avec le centre droit, à côté des LR, dans le cadre de l'initiative de Gérard Larcher". Elle ajoute : "Pour préparer 2022, il faut que la droite se reconstruise. (...) Je quitte les LR mais je reste de droite et je reste dans l'opposition, donc je ne partage pas la démarche des 72 maires qui rejoignent la majorité." D'ailleurs, pour les municipales, la présidente de région l'assure : elle soutiendra "tous les maires du centre, de la droite moderne et Républicains."

Mais derrière la volonté affichée de faire bloc, on sent quand-même une pointe d'agacement. Rappelée aux propos de Nadine Morano, qui lui reproche de "ne pas supporter la contradiction", elle glisse ce tacle : "Tous ceux qui ont écouté Nadine Morano ce matin ont peut-être mieux compris pourquoi j'ai quitté LR." Et termine l'interview sur ce constat : "Ce n'est pas moi qui ai changé, c'est Les Républicains qui ont changé." 

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