Valérie Pécresse tacle à nouveau Laurent Wauquiez : "Ma ligne n'est pas la sienne"

Valérie Pécresse tacle à nouveau Laurent Wauquiez : "Ma ligne n'est pas la sienne"

Politique
DIVISION - Interrogée dans le JDD, Valérie Pécresse marque encore ses différences avec le nouveau président des Républicains, assumant ses différences tout en disant vouloir rester au sein de cette formation. La direction de LR est trop "fermée", juge celle qui a refusé de diriger le Conseil national du parti.

Un pied dedans, un pied dehors. La présidente de la région Ile-de-France se démarque à nouveau de la ligne du nouveau président de LR, Laurent Wauquiez, tout en affirmant vouloir rester au sein du parti de droite. "Je ne renonce pas à peser et à convaincre. Je ne veux pas quitter ma famille politique et j'espère qu'on ne m'y acculera pas un jour en franchissant des lignes rouges", prévient Valérie Pécresse dans une interview au JDD


L'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, qui a refusé la présidence du Conseil national de LR que souhaitait lui confier Laurent Wauquiez, estime pourtant que la nouvelle direction est trop "fermée". "A une exception près, tous ont soutenu Laurent Wauquiez dans l'élection interne", explique-t-elle au JDD. "Ce n'est donc pas dans l'exécutif que sera représentée la diversité du mouvement", ajoute celle qui a fondé "Libres !", mouvement qu'elle souhaite "associer" à LR.

Divergences de fond

Valérie Pécresse pointe à nouveau ses désaccords avec Laurent Wauquiez. "Ma ligne n'est pas la sienne", assure-t-elle, évoquant notamment les "ambiguïtés" qui "méritent d'être levées" sur les relations entre le nouveau patron de LR et le FN, dont il s'est pourtant démarqué à de nombreuses reprises.  

Valérie Pécresse s'en prend également à la polémique autour de la crèche de Noël au sein de la région présidée par Laurent Wauquiez, se revendiquant d'une "laïcité contraignante", et se revendique "eurolucide, pas eurosceptique" après les propos de ce dernier sur l'Europe. Enfin, elle se pose en héritière de Jacques Chirac sur la "fracture sociale", estimant que la droite "ne se résume pas à dénoncer le 'cancer de l'assistanat'", des propos tenus il y a plusieurs années par Laurent Wauquiez. 


Ces mises en garde s'inscrivent dans la suite d'une vague de démissions de LR, dont la plus spectaculaire, la semaine passée, fut celle de Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France. 

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En septembre, Valérie Pécresse avait estimé qu'une élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti risquerait d'entraîner une scission de LR. Elle avait également visé, en novembre, son "autoritarisme puéril". Bref, les relations entre les deux ténors de la droite ne cessent de se dégrader depuis plusieurs mois, dans un climat de concurrence exacerbée. 


Alors que Valérie Pécresse rassemblait la semaine dernière ses soutiens de "Libres !", Xavier Bertrand réunissait ce dimanche, à huis clos, selon le JDD, ses propres partisans du think tank "La Manufacture". Christian Estrosi réunira également ses partisans de "La France audacieuse" lors d'un meeting à Nice mercredi. 

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