Valérie Trierweiler peut-elle rester à l'Elysée ?

Valérie Trierweiler peut-elle rester à l'Elysée ?

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ELYSEE - Alors que la compagne du Président se repose à l'hôpital suite aux révélations de Closer sur la liaison supposée de François Hollande, les réseaux sociaux n'épargnent pas le couple. S'interrogeant, notamment, sur la place de la première dame.

"Je ne pense pas que l'info de #Closer ne relève que de la vie privée du Président car cela pose la question du statut de Mme Trierweiler." En un tweet , le député UDI Jean-Christophe Lagarde résume de nombreuses réactions qui ont inondé les réseaux sociaux vendredi, suite à la révélation par l'hebdomadaire people de la liaison supposée entre François Hollande et l'actrice Julie Gayet .

Car si le président n'est pas marié, il n'est pas entré à l'Elysée seul. Le 15 mai 2012, c'est en couple qu'il a raccompagné les Sarkozy-Bruni sur le perron de l'Elysée : depuis 2010, c'est public, la journaliste Valérie Trierweiler est sa compagne. Mais l'arrivée à l'Elysée d'un couple non officialisé devant la loi est une première dans la Ve République. Dans un premier temps, l'intéressée s'en est d'ailleurs amusée, appelant même les Français à lui suggérer un titre autre que "première dame". Avant de déchanter face à l'avalanche de critiques…

Un bureau à l'Elysée

La situation met en effet en lumière le flou entourant la première dame, dont le statut en France n'a pas plus d'existence légale que le couple Hollande-Trierweiler. Aucune trace dans la Constitution, ni dans la loi. Tout au plus existe-t-elle en tant que "veuve" potentielle dans l'article de la loi n° 55-366 du 3 avril 1955, qui lui attribue la moitié de la dotation du président en cas de décès.

Sans statut, la première dame n'en est donc pas pour autant sans existence officielle. Son rôle est à la fois un ensemble d'usages, de règles tacites et de ce que veut en faire la concernée. Le site Internet de la Présidence détaille ainsi son agenda, sous une biographie sommaire accompagnant le portrait de Valérie Trierweiler. Y figurent des visites officielles au côté de son compagnon ou de son ministre, des réceptions à l'Elysée, des prises de position au côté d'autres premières dames…

Le hic, pour les internautes réagissant au scoop de Closer, c'est que les activités de la première dame ont évidemment un coût, financé par les impôts des Français. Or la fragilité apparente du couple relance le débat sur la légitimité de ces dépenses supportées par la République. Outre sa page web, elle dispose ainsi d'un bureau à l'Elysée, d'une équipe de collaborateurs, et utilise les services du palais tels que la sécurité et les chauffeurs. Le tout pour un montant inconnu puisque, sans existence juridique, le budget de ses activités est inscrit dans les comptes de la Présidence. De quoi faire vaciller l'angle de défense choisi vendredi par le chef de l'Etat, qui plaidait le respect de sa vie privée.

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