Valls à Berlin pour soutenir le Barça : à droite, la coupe est pleine

Politique

POLEMIQUE - Le déplacement express de Manuel Valls à Berlin, samedi, pour assister à la finale de la Ligue des champions entre le FC Barcelone et la Juventus de Turin (3-1) continue d'alimenter la polémique à droite.

Heureusement pour Manuel Valls que "son" Barça a gagné... Dimanche, au lendemain du déplacement du Premier ministre à Berlin pour assister à la finale de la Ligue des champions - remportée, donc, par le FC Barcelone contre la Juventus de Turin (3-1) - la polémique sur ce voyage express ne faiblit pas.

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A droite et à l'extrême droite, la pilule passe même très mal. "C'est une faute politique et une faute morale", a taclé sur Europe 1 le député LR (Les Républicains), Thierry Solère dimanche matin. "L'argent public est précieux dans cette période de crise et on doit veiller à tous les symboles. C'est un très mauvais signal envoyé", a-t-il ajouté, alors que la question du financement de cet aller-retour fait grincer des dents.

Le "carton rouge" de Morano

"Je suis Premier ministre. Je me déplace avec les moyens que vous connaissez. N'essayez pas de créer de faux débats", avait indiqué, sibyllin, Manuel Valls, samedi, à Poitiers où il se trouvait avec ses "camarades" socialistes, dans le cadre du congrès du parti . Le chef du gouvernement avait toutefois précisé que son déplacement à Berlin n'avait pas pour seul objectif la finale de la Ligue des champions, mais également une rencontre avec "les dirigeants de l'UEFA".

Une justification très insuffisante aux yeux de ses adversaires politiques. Filant la métaphore sportive, Nadine Morano (LR) a même adressé un "carton rouge" au chef du gouvernement, soulignant, dans un communiqué, qu'entre "Premier ministre de la France et supporter du Barça, Manuel Valls a fait son choix". Dans les rangs du Front national, Florian Philippot est même allé plus loin en s'indignant du "petit caprice footballistique de Valls pour deux équipes étrangères".

Autant de griefs que le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a balayé d'un revers de main ce dimanche matin. "Nous en avons discuté, il m'a donné ses raisons, et j'ai trouvé qu'elles étaient justifiées", a estimé le Premier secrétaire du Parti socialiste sur Europe 1, ajoutant que l'escapade berlinoise de Manuel Valls n'était ""pas maladroit(e) vu le nombre de Français qui ont regardé le match". Quelque 4,6 millions, selon les chiffres publiés dimanche matin.

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