Valls accuse la CGT d'avoir eu "une attitude ambiguë vis-vis des casseurs"

Valls accuse la CGT d'avoir eu "une attitude ambiguë vis-vis des casseurs"

POLITIQUE - Invité sur France Inter ce mercredi, le Premier ministre a estimé que les violences commises lors de la mobilisation nationale du 14 juin relevait de la responsabilité directe de la CGT. Manuel Valls en a profité pour réaffirmer que le texte très controversé ne "bougera pas".

"Ces manifestations ne peuvent plus durer ainsi". Invité au micro de France Inter ce mercredi matin, Manuel Valls s’est indigné des violences commises lors de la mobilisation nationale contre la loi Travail le 14 juin, dont il alloue la responsabilité à la CGT, principal organisateur syndical.

La CGT incitée à arrêter les manifs parisiennes

"Quand on n’est pas capable d’organiser une manifestation et qu’on arrive pas à assumer ses responsabilités, on n’organise pas de manifestations qui peuvent dégénérer". En rogne, le Premier ministre a pointé une "attitude ambiguë" de la CGT "vis-à-vis des casseurs" : "La CGT, hier, était débordée et son service d’ordre a eu une attitude ambiguë […] Il y a un besoin d’autorité et d’ordre".

Histoire d'enfoncer le clou, le patron du gouvernement a appelé le syndicat de Philippe Martinez à ne plus organiser de manifestations dans Paris. Sinon ? Menaçant, le Premier ministre : "Au cas par cas, car on ne peut pas prononcer une interdiction générale, nous prendrons nous, nos responsabilités."

EN SAVOIR + >> EN IMAGES - Paris : des incidents place de la République, l'hôpital Necker vandalisé

"Chacun sait que le gouvernement ne changera pas le texte"

Manuel Valls a également réaffirmé sa détermination à faire adopter la loi Travail qui, selon lui, donnera "plus de droits et de moyens", aux entreprises, aux salariés et aux syndicats… Tout ça. "On ne bougera pas. Chacun sait que le gouvernement ne changera pas le texte (…) Si nous échouions à faire adopter cette loi, a-t-il expliqué, au fond ce serait la victoire de ceux qui peuvent bloquer un texte dans les rues ainsi que celle de ceux qui voudraient faire passer leur vision ultralibérale".

En outre, le Premier ministre est clair : il fera passer la loi Travail, avec son très controversé article 2, qui hier encore a mobilisé des centaines de milliers de personnes dans toute la France, parce qu’elle est "moderne" et "décentralise le dialogue social"… Tout ça. 

A LIRE AUSSI
>>  Grève du mardi 14 juin : toutes les conditions de trafic
>>  Aide aux salariés en grève : la cagnotte de la CGT dépasse les 350.000 euros
>>  Semaine sociale agitée : tout ce qu'il faut savoir

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Sous-marins australiens : Paris et Washington se renvoient la balle

EN DIRECT - Covid-19 : confinement prolongé jusqu'au 4 octobre en Nouvelle-Calédonie

Pourquoi la disparition d'al-Sahraoui est un "gros coup" porté au groupe État islamique au Grand Sahara

Patrimoine, assurance-chômage... Les annonces d'Emmanuel Macron pour les travailleurs indépendants

La mystérieuse disparition d'une jeune instagrameuse met les Etats-Unis en émoi

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.