Valls réclame "du temps" pour préciser ses réformes

Valls réclame "du temps" pour préciser ses réformes

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POLITIQUE - Loin de fournir des précisions sur les annonces faites lors de son discours de politique générale mardi, le Premier ministre Manuel Valls a indiqué mercredi avoir encore besoin de temps pour affiner ses mesures.

Au lendemain de son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale, Manuel Valls était attendu ce mercredi matin pour préciser les annonces ambitieuses faites mardi. Loin d'affiner les mesures proposées, le nouveau Premier ministre, invité de BFMTV et RMC, a temporisé et renvoyé aux discussions qui doivent s'ouvrir dans les prochains jours, notamment avec les partenaires sociaux. Avant cela, il doit nommer cet après-midi "une douzaine" de secrétaire d'Etat pour renforcer son gouvernement.

Son équipe gouvernementale définitivement constituée, le nouveau locataire de Matignon pourra alors s'atteler à mener les réformes qui doivent ouvrir la seconde moitié du quinquennat de François Hollande, à commencer par le renforcement de la compétitivité des entreprises.

Des économies supplémentaires à venir sur la Sécurité sociale

Sur ce plan, Manuel Valls a confirmé l'allégement de charges de 30 milliards d'euros promis par François Hollande. Une mesure en faveur de la compétitivité que le Président a souhaité inscrire dans le cadre d'un pacte de responsabilité que Manuel Valls n'a pas manqué mercredi d'édulcorer encore un peu plus, soulignant dorénavant l'importance pour les entreprises d'intégrer "des apprentis" à défaut de s'engager sur un objectif en termes d'emplois. A ces allégements de charges s'ajoutent les mesures de soutien du pouvoir d'achat annoncées mardi par le Premier ministre, telle qu'une augmentation de 500 euros net du Smic par an.

Autant de mesures qui coûtent cher. Sur les 11 milliards d'euros d'économies dont le financement n'a pas été précisé devant les députés, le Premier ministre a, là encore, botté en touche. Tout juste a-t-il précisé que l'effort porterait sur la sécurité sociale et "la gestion des caisses de la Sécu", évoquant du bout des lèvres "l'offre hospitalière et la chirurgie ambulatoire". "Je vois que vous me poussez à être précis. Je ne le ferai pas", a-t-il dit.

Si les interrogations ne manquent pas concernant le futur budget, la politique environnementale du gouvernement ou encore la réduction du nombre de régions annoncée mardi, le Premier ministre a souligné avoir encore "besoin de temps" avant de préciser les modalités des mesures mises en place. Et ce, même si "la mission du (nouveau) gouvernement s'est d'aller beaucoup plus vite". "Le débat ne fait que commencer", a-t-il notamment lancé au sujet de la délicate question de la suppression des conseils généraux.

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