Valls tombe de son piédestal

Valls tombe de son piédestal

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SONDAGE EXCLUSIF – Manuel Valls dévisse de 12 points de popularité en février dans le baromètre metronews-CLAI-LCI réalisé par OpinionWay. Il perd son titre de ministre le plus apprécié du gouvernement.

C'est une première depuis l'entrée en fonction du gouvernement : Manuel Valls n'est plus son ministre le plus populaire. L'hôte de la place Beauvau enregistre une chute brutale de 12 points en février dans le baromètre metronews-Clai-LCI. Il est désormais devancé par Najat Vallaud-Belkacem (49%, - 1) et Laurent Fabius (48%, =), et doit partager la troisième marche du podium avec Jean-Yves Le Drian et Aurélie Filippetti, tous ex-aequo à 45% d'opinions positives. Qu'arrive-t-il au chouchou des sondages, qu'une enquête réalisée en décembre pour metronews sacrait "personnalité de l'année 2013" ?

"Entre son bras de fer avec Dieudonné, son interview au JDD dans laquelle il dénonçait l'émergence d'un 'Tea Party à la française' avant la Manif pour Tous, ou ses propos contre la PMA et la GPA , Manuel Valls est intervenu ces dernières semaines sur des sujets allant très au-delà de son périmètre habituel", note Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d'OpinionWay. Qui ajoute à sa liste "les chiffres de la délinquance commentés plutôt négativement". Il s'est ainsi "beaucoup plus mouillé dans le jeu politique".

Un ministre plus clivant

Le résultat se lit dans les chiffres. La popularité du premier flic de France, d'ordinaire très forte à droite, dévisse aujourd'hui dans cet électorat : - 14 points auprès des sympathisants de l'UMP, à 48% de bonnes opinions. Dans le même temps, elle baisse aussi légèrement à gauche (58%, - 3).

Dans l'entourage du ministre de l'Intérieur, on reste néanmoins serein. "Nous considérons cette chute de popularité comme normale, à partir du moment où Manuel Valls mouille énormément la chemise en allant soutenir les candidats aux municipales", réagit auprès de metronews l'un de ses proches, le sénateur Luc Carvounas. A six semaines des élections, le bon vieux clivage gauche-droite se réactive, comme c'est toujours le cas". Assurant que Manuel Valls, "cible de toutes les attaques", "creuse son sillon sans avoir les yeux rivés sur l'opinion", l'élu d'Alfortville balaie d'un e-revers de main les critiques en suractivité médiatique régulièrement adressées au ministre. "Est-ce lui qui en fait trop, ou les autres qui n'en font pas assez pour soutenir Jean-Marc Ayrault et François Hollande ?" L'ex-premier de la classe va tout faire pour retrouver sa place.

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