Vendeur de poissons, rebelle... 3 choses que vous ne saviez (sans doute) pas sur Vincent Peillon

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DÉTOURS - Notre journaliste Justine Corbillon nous dresse le portrait de Vincent Peillon. Le candidat surprise de la primaire de la gauche n'a pas un parcours classique : vendeur de poissons, philosophe, il s'est construit dans la rébellion.

Qui est Vincent Peillon?

  • 1Un vendeur de saumon

    Le socialiste n'a pas toujours fait de la politique. Bachelier à 16 ans, il s'est lancé dans des études de philosophie, mais une expérience traumatisante le pousse à arrêter ses études : il est enlevé et séquestré pendant quatre heures par un toxicomane. Le jeune homme commence alors sa carrière professionnelle en travaillant pour une compagnie de wagons-lits sur la ligne Paris-Copenhague. Il en profite pour montrer un trafic de contrebande d'alcool, de cigarettes et de saumon fumé. Il s'assagira rapidement en créant sa propre société de saumon avant de devenir agrégé de philosophie puis député en 1997. Fini les bêtises.
  • 2Un rebelle

    Vincent Peillon s'oppose souvent à ses proches. À son père tout d'abord, communiste et directeur général de la première banque soviétique hors URSS : Gilles Peillon. Le fils rejette son éducation très stricte et ses idées politiques. Au sein de sa famille politique également, l'homme aime la confrontation. Ségolène Royal et Laurent Fabius en ont fait les frais, tout comme ses rivaux au sein de la primaire à gauche : Arnaud Montebourg et Benoît Hamon. Ensemble ils ont pourtant créé en 2002 le Nouveau parti socialiste après l'échec cuisant du PS à la présidentielle. Un courant qui s’essouffle rapidement. Vincent Peillon portera son coup fatal à Arnaud Montebourg en 2011 en apportant son soutien surprise à Dominique Strauss-Kahn.
  • 3Un européen tardif

    Vincent Peillon n'a défendu une politique européenne que sur le tard. Il devient député européen en 2004 puis 2009 mais brille par son absence au Parlement. Aujourd'hui, son discours est tout autre : "C'est dans l'Europe que nous devons mener nos combats", a-t-il déclaré à nos confrères du "Monde" ce 13 décembre. "Nous ne pouvons pas sortir du jeu politique européen, il correspond à nos valeurs."

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