Vers une deuxième journée travaillée non-payée ? "Une piste intéressante" pour Emmanuel Macron

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POLITIQUE - Pas de nouvel impôt malgré la suppression de la taxe d'habitation, assure le président. Ni local ni national. En revanche, travailler une nouvelle journée sans être payée... Pourquoi pas ?

Dos à la Tour Eiffel, face à Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin, le président est longuement revenu sur les questions qui touchent à la fiscalité française. Sous les lumières jaunâtres du Musée de l'Homme, Emmanuel Macron a assuré qu'il n'y aurait pas de nouvel impôt. "Il n’y aura pas de création d’un nouvel impôt local, ni d’un impôt national, il n’y aura pas d’augmentation de la pression" fiscale d’ici à 2022, s'est engagé le président de la République sur BFMTV et Mediapart, dimanche soir.


Pour autant, l'ancien ministre de l'Economie dit réfléchir à une éventuelle seconde "journée de solidarité".

" Oui, on a demandé un effort "

"Aujourd’hui nous devons refondre en profondeur notre fiscalité locale. On va la recomposer pour la répartir entre les communes, les départements et les régions", a-t-il lancé avant d'ajouter d'un ton solennel : "Oui, on a demandé un effort pour pouvoir justement réussir à baisser les cotisations sociales salariales de tous les travailleurs de France pour que le travail paye mieux".


Alors, pour trouver une nouvelle source de financement, il explique réfléchir à une seconde journée de solidarité. "Une piste intéressante" déjà évoquée jeudi par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. "C'est une piste", a-t-il lancé ce dimanche. "Est-ce que ça a bien marché la dernière fois ? Je ne suis pas contre, je pense que c'est une piste intéressante, il faut le regarder", a-t-il ajouté, en estimant que "ça (pouvait) être une option". 


La première journée de solidarité avait été instaurée après la canicule de 2003. Cet été-là, plus de 19.000 Français dont une grande majorité personnes âgées étaient mortes de chaud, faute de prise en charge. 

Fixée le lundi de Pentecôte, cette journée doit permettre de renforcer le financement public de la dépendance. Et depuis 2008, la date de ce jour travaillé, mais non payé, est laissée à l’appréciation des employeurs publics comme privés. Certaines entreprises ont ainsi choisi de supprimer un jour de RTT, voire même de l'offrir à leurs salariés. 

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