Victoire de Syriza en Grèce : le meilleur des déclarations politiques du dimanche

Politique

PETITES PHRASES - Alors que la coalition de gauche radicale emmenée par Alexis Tsipras est largement arrivée en tête des élections législatives ce dimanche en Grèce, nombreuses sont les déclarations des personnalités politiques françaises à saluer la victoire d’une alternative politique, à l’image de Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon ou même Florian Philippot.

La large victoire de la coalition de gauche radicale, Syriza, aux élections législatives ce dimanche 25 janvier en Grèce suscite l’espoir à gauche. Nombreuses sont les personnalités du Front de gauche au Parti socialiste à se réjouir du triomphe attendu d’une alternative politique à l’austérité avant que l’on connaisse les résultats officiels ce soir à partir de 20h30.

Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de gauche, a été l’un des premiers à se réjouir de la large victoire de son ami Alexis Tsipras sur Twitter, où il exulte :

Même son de cloche du côté d’Alexis Corbière, secrétaire général du Parti de gauche qui souligne le faible score du PASOK, équivalent du Parti socialiste français au pouvoir en 2009 au début de la crise grecque.

"Construire une alternative gagnante en France"

Pour Cécile Duflot, députée EELV, qui a réagi dans une tribune publiée ce dimanche soir sur le site de Libération, "il est l'heure de l'alternance européenne". L’ex-ministre de l’Egalité des territoires et du Logement appelle à construire une alternative politique. "L’élection grecque ouvre enfin une brèche dans le glacis libéral. (...) Nous devons aider la Grèce, mais nous devons aussi l’inviter à ne pas tomber dans le piège traditionnel de la gauche", écrit-elle. A l’instar de Ian Brossat, adjoint PCF à la mairie de Paris sur Twitter.

Benoît Hamon, député PS des Yvelines, à l’aile gauche du Parti socialiste français, a choisi l’originalité - ou l’authenticité ? - en tweetant en grec pour remercier le peuple grec "qui inspire toute l’Europe". Tout comme Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, pour qui "la victoire d'un parti de gauche est toujours une bonne nouvelle".

Des réactions divergentes à droite

A droite, les réactions ont tardé à venir. Pour Jean-Marie Le Pen, depuis la fédération FN de Paris, la victoire de Syriza en Grèce constitue un "désaveu" pour l'Union européenne qui va "dans le même sens que le combat que nous menons". Néanmoins, le numéro 2 du Front national (FN), Florian Philippot, salue dans la victoire de Syriza "une gifle pour la caste UMPS européiste" selon ses mots sur Twitter. Et ce alors que la coalition de gauche radicale grecque ne souhaite pas sortir de l’euro – que le FN appelle de ses voeux.

Du côté de l'UMP, Henri Guaino, député des Yvelines, a espéré sur France 5 dimanche que la victoire du parti de gauche radicale Syriza aux élections législatives grecques soit de nature à faire "réfléchir l'Europe et la faire revenir sur ses dogmes"."L'Europe est en danger parce qu'elle s'est mise elle-même en danger, parce qu'elle mène des politiques folles", a ajouté l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Élysée.

"Si Syriza gagne, ce n'est pas une surprise : trop d'austérité en Grèce et faillite d'une classe politique, a déclaré quant à lui Xavier Bertrand (UMP), au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. Il ne faut pas s'étonner que les électeurs fassent un autre choix. Mais ce n'est pas le contribuable français qui paiera à la place du contribuable grec. Vous pouvez demander des réformes structurelles mais vous ne pouvez pas demander trop et saigner un peuple".

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, lui, exulte. Il voit dans la victoire de Syriza la fin de l'euro et un désaveu pour la politique d'austérité menée par la chancelière allemande Angela Merkel.

Rare voix dissonante, celle d'Hervé Morin, député UDI et président du Nouveau Centre, qui ironise sur l'arrivée de la gauche radicale au pouvoir.

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