VIDÉO - "Abrutis !", "Vous allez la fermer ?!"... : quand le président de l'Assemblée doit donner de la voix

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POÉSIE - Etre président de l'Assemblée nationale, c'est devoir gérer des situations parfois tendues. Après l'élection de François de Rugy au perchoir ce mardi, LCI vous propose de revenir sur quelques séquences croustillantes qui prouvent que l'hémicycle n'est pas toujours un long fleuve tranquille...

Mener les débats en bon capitaine et faire en sorte que tout le monde puisse s'exprimer sans que cela ne tourne (trop) à la cacophonie : voilà la lourde tâche qui repose désormais sur les épaules de François de Rugy, fraîchement nommé président de l'Assemblée nationale. Un poste qui, on l'imagine, n'a rien d'une sinécure dans un hémicycle où sensibilités différentes se conjuguent parfois avec critiques véhémentes et coups de sang en tout genre. C’est là qu’il faut savoir faire preuve de doigté et de fermeté pour ne pas se laisser dépasser par les évènements…

"Vous allez la fermer cinq minutes ?!"Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale en 2002

Mais il arrive, parfois, que le président voit rouge. C'était notamment le cas de Jean-Louis Debré, en décembre 2002, qui n'a pas pu s'empêcher d'invectiver un député UMP visiblement un peu trop bruyant à son goût : " Vous allez la fermer cinq minutes ! C’est quand même fantastique ! On ne peut plus rien faire sans que vous ne vous mettiez à crier !", avait-il alors lancé, sous les applaudissements d'une partie de l'Assemblée. 


Autre époque, autre exemple : le 12 février 2013, Claude Bartolone se désole du comportement de certains députés... avec une certaine verve. Petit retour en arrière : Jean-Louis Borloo, alors président du groupe UDI à l'Assemblée, adressait ce jour-là une question à Jean-Marc Ayrault, Premier ministre. Mais pour lui répondre, le gouvernement a fait le choix de donner la parole à... Bernard Cazeneuve, à l'époque ministre délégué aux Affaires européennes. Un choix qui ne passe pas aux yeux de l'opposition, scandalisée. Les esprits commencent alors à s'échauffer et certains font le choix de quitter l'hémicycle. Il n'en faut pas plus pour déclencher l'ire de Claude Bartolone. Le président de l'Assemblée ira même jusqu'à interpeller personnellement Henri Guaino : "S'il vous plaît ! Monsieur Guaino, vous qui parlez de la République, regardez l'image que vous donnez de la République ! Allez, sortez ! Abrutis !". Ambiance. 

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François de Rugy, président de l’Assemblée, est l’invité du 20h

Alors, quel sera le style adopté par François de Rugy ? Petit indice  : "Si des députés veulent faire de l'Assemblée un théâtre, je serai très strict sur le règlement", a-t-il affirmé.  Avec Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, tous deux élus pour la première fois et tous deux connus pour leur envolées, fort est à parier que le nouveau président de l'Assemblée nationale ne s'ennuiera pas. 

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