"Un petit ras-le-bol général" : dans le Grand-Est, une abstention record en ville comme à la campagne

"Un petit ras-le-bol général" : dans le Grand-Est, une abstention record en ville comme à la campagne

ÉLECTIONS - Moins d'un tiers des Français a voté dimanche au premier tour des régionales et départementales. C'est particulièrement criant dans le Grand-Est où l'abstention a été la plus forte, que ce soit à la campagne ou en ville.

Parmi les 13 régions métropolitaines, l'une d'elle s'est très nettement abstenue dimanche lors des élections régionales et départementales : le Grand-Est, avec 70% d'abstention, un record. Et la palme du renoncement n'est pas forcément à aller chercher dans les grandes villes.

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A Volgelsheim par exemple, sur les 2500 habitants que comptent cette commune frontalière, 82% des électeurs ne sont pas allés voter. Raison invoquée : un manque d'intérêt pour les élections et la politique. "Les gens n'y croient plus. Ils ne croient plus en personne. Que ce soit la droite, la gauche, les extrêmes, tout le monde travaille pour son petit train à lui", déplore ainsi un habitant dans le reportage de TF1 ci-dessus. "Peut-être un petit ras-le-bol général de tout le monde. Je vais voter d'habitude ; c'est la première fois que je n'y suis pas allé", avoue un autre riverain. 

La fin du couvre-feu et une crise sanitaire moins présente pourraient expliquer ce désamour, car pour certains l'envie et le besoin de retrouver une vie normale sont passés bien avant les élections. "Avec tout ce qui s'est passé, avec cette pandémie, on ne sait pas si on est sorti, si on va sortir, les gens veulent vivre un peu plus. Et la priorité, ce n'est pas la politique", reconnaît un commerçant.

Très peu de jeunes aux urnes

Villages ou grandes villes, les populations sont différentes, mais les raisons restent les mêmes. Ainsi, Mulhouse et ses 110.000 habitants n'ont pas dérogé à la règle, avec un taux d'abstention de 77%. Ici aussi les habitants sont éprouvés après des mois d'incertitude. Il faut dire que la ville a été particulièrement touché par la pandémie. "On a envie de retrouver une vie normale et de se positionner quand on a repris pied", explique une riveraine. 

Les grands absents sont notamment les jeunes, peut-être moins concernés par la politique, et davantage marqués par un sentiment de désillusion et de lassitude. "À quoi ça sert ? De toute façon ça ne changera rien. À mon avis, c'est ça la raison. Pourquoi prendrait-on la peine de se déplacer ?", se demande l'un d'entre eux. "La politique française ne m'intéresse pas. Il n'y a rien qui me parle dans ce qu'on nous présente comme éligible", renchérit un autre.

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Autre raison invoquée, la région Grand-Est est immense, avec des départements ayant des traditions différentes et des habitants un peu déboussolés par ce vaste territoire. 

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