VIDÉO - Accusations de financements occultes : quand Nicolas Sarkozy se défendait en 2012 sur TF1

ZAPPING – L’ancien président Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue ce mardi matin. Il doit s'expliquer sur des soupçons de financement de sa campagne électorale victorieuse de 2007 par la Libye contre lesquels il se défendait déjà en 2012... de manière plutôt virulente.

Entre les deux tours de la campagne présidentielle de 2012, Mediapart lance un pavé dans la mare. Le journal accuse le président de la République, en lice pour un deuxième mandat, d'avoir reçu des financements occultes du dictateur Mouammar Kadhafi. La presse le pousse alors à s'expliquer. Et c'est un euphémisme de dire que Nicolas Sarkozy n'apprécie pas, mais alors pas du tout.

"Le colonel Kadhafi aurait financé votre campagne en 2007, est-ce que c'est vrai ?", l'interroge ainsi Laurence Ferrari dans l'émission "Parole de candidat". La réponse fuse. "Si il l'avait financé, je n'aurais pas été très reconnaissant", ironise dans un premier temps le candidat LR. Mais quand la journaliste poursuit sur les accusations du fils du dictateur, sa défense se fait plus cinglante : "Je suis désolée pour vous que vous soyez la porte-parole du fils de Kadhafi, franchement je vous ai connu dans un meilleur rôle." Avant d'attaquer l'ancien chef d'Etat libyen, mort le 20 octobre 2011 pendant la première guerre civile dans le pays : "Le colonel Kadhafi est connu pour dire n'importe quoi". Le président évoque "un régime de dictateurs et d'assassins dont la crédibilité est zéro". Et de balancer : "Quand on reprend à son compte les questions qu'il posait je pense qu'on est assez bas dans le débat politique."

Est-ce que c'est parce que c'est moi que tout doit être permis ?Nicolas Sarkozy en 2012

Interrogé à une autre reprise lors de la campagne de 2012, Nicolas persiste et signe : il est innocent. Pire, la justice s'acharne sur sa personne. "J'ai été mis sur écoute en septembre 2013 pour des faits supposés d'argent versé par M. Kadhafi, absurde", souligne -t-il. "En 2007, qu'espérait-on recevoir de ces écoutes ? Que M. Kadhafi, d'où il est, me téléphone ?" Il l'assurait à l'époque : il n'existe "aucun indice grave concordant contre moi, est-ce que c'est parce que c'est moi que tout doit être permis, autorisé ?"

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Aujourd'hui, sa défense semble plus fragile. Alors qu'il est appelé à s'expliquer face aux juges, le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi assure qu'"il y a des éléments qui prouvent que des espèces ont abondé la campagne de 2007".

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