VIDÉO - Affaire Benalla : Castaner s'en prend violemment aux sénateurs de la commission d'enquête

Politique
LE TON MONTE - Le délégué général de La République en Marche, Christophe Castaner, n’a pas mâché ses mots contre certains sénateurs, qu’il accuse implicitement de vouloir destituer le Président de la République.

C’est ce qui s’appelle remettre une pièce dans la machine… Ce vendredi, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a mis en garde la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla contre toute visée politique à l'encontre d'Emmanuel Macron.


"Si certains pensent qu'ils peuvent s'arroger un pouvoir de destitution du président de la République, ils sont eux-mêmes des menaces pour la République", a lancé le délégué général de La République en Marche lors de la conférence de presse de rentrée du parti présidentiel. 

Il a en outre rappelé le "principe de la Constitution" qui donne au Parlement la mission de "contrôler non pas l'exécutif au sens large mais le gouvernement". Et Christophe Castaner (qui sera l'invité du Grand Jury ce dimanche sur LCI) d'ajouter : "Une commission d'enquête qui aurait des ambitions politiques (...) pour faire de la politique et penser qu'elle peut jouer de ses fonctions de contrôle du gouvernement pour faire tomber un président de la République commettrait une faute constitutionnelle."

Mélenchon exige des excuses

Des propos qui ont fait bondir le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. "En exportant sa crise d'autorité, l'exécutif l'amplifie et déstabilise les institutions", explique-t-il. Interrogé par LCI, il réclame des excuses de la part de Christophe Castaner. "Rien ne justifie qu'il prenne ce ton-là à l'égard de la représentation nationale. Ce n'est acceptable", juge le patron des Insoumis. 

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Attaque contre le Sénat : Mélenchon réclame des excuses à Castaner

Ancien chargé de mission de l'Elysée, Alexandre Benalla sera entendu mercredi prochain par la commission d'enquête du Sénat créée cet été après la diffusion d'une vidéo le montrant en train de violenter des manifestants le 1er mai dernier. Après avoir indiqué dans un premier temps par l’intermédiaire de son avocat, Me Liénard, qu’il ne se rendrait à cette convocation, il a finalement changé d’avis, se disant "contraint" de s’y rendre.

Ce qui ne l’empêche pas de chercher à contester la légalité de cette convocation. "Je suis en train de prendre des renseignements pour voir quels sont les recours possibles et quelles sont les contestations que nous pourrions faire contre cette commission", a affirmé ce vendredi après-midi sur BFMTV l’avocat d’Alexandre Benalla.

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