Affaire Benalla : interpellé à l'Assemblée, Edouard Philippe se défend

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Benalla, l'affaire sans fin

ASSEMBLÉE NATIONALE - Depuis l'hémicycle, le Premier ministre Edouard Philippe a assuré que l'exécutif faisait "la transparence" dans l'affaire Benalla, et que "le cas échéant", la justice "prononcera les condamnations qui s'imposent".

Edouard Philippe réfute toute intervention et volonté de l'exécutif de "cacher" des choses dans l'affaire Benalla. Alors que le député LR Philippe Gosselin l'interrogeait sur cette affaire, le Premier ministre lui a répondu ainsi, ce mardi : "Vous nous dites que les éventuelles illégalités qui auraient été commises par cet homme seraient constitutives d’une affaire d’Etat", mais "dans ces affaires, la justice s’est saisie plusieurs fois. Preuve, vous en conviendrez, qu’elle agit de manière totalement indépendante, et qu’elle veut établir les faits, pour ensuite le cas échéant les sanctionner. Nous n’avons aucun problème avec cela."

"La justice fait son travail, et si elle détermine que des actes illégaux ont été commis, elle prononcera des sanctions et je n’ai, monsieur le député, aucun problème avec ça, aucun. (...) Nous faisons la transparence, et la justice prononcera le cas échéant les condamnations qui s’imposent, et c’est très bien ainsi, je vous le dis comme je le pense" a poursuivi Edouard Philippe. 

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Nous avons fait toute la transparence."- Edouard Philippe

L'ancien maire du Havre est également revenu sur le rebondissement de l'affaire Benalla impliquant Matignon, qui a conduit à la démission de la cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre, la commissaire Marie-Elodie Poitout. "Lorsque la presse est venue interroger Matignon sur des allégations (...) nous avons fait les diligences qu’imposaient les questionnements qui étaient évoqués par la presse. Quand ces diligences ont été effectuées, nous avons donné les réponses aux journalistes qui nous avaient interrogés. (...) Nous avons transmis au parquet de Paris les éléments que nous avions communiqués à la presse. Pour une raison très simple : si nous ne l’avions pas fait, vous l’auriez à juste titre dénoncé. Nous avons fait toute la transparence. Matignon répondra à toutes les questions, en toute transparence, dans le respect de la justice." La lettre de Matignon est à l'origine d'une tentative controversée du parquet de perquisitionner les locaux de Mediapart.

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Marie-Elodie Poitout a reconnu avoir rencontré Alexandre Benalla fin juillet avec son compagnon Chokri Wakrim, mis en cause depuis dans l'affaire, sans en informer sa hiérarchie. Mais elle nie tout rôle dans des enregistrements publiés par Mediapart entre Benalla et Vincent Crase, autre mis en examen dans l'affaire, montrant que les deux hommes ont violé leur contrôle judiciaire en se rencontrant. Edouard Philippe a défendu son ancienne collaboratrice et a salué sa décision de démissionner pour ne pas éclabousser Matignon et son locataire. "Elle a pris une décision qui honore sa fonction en considérant que la polémique et son conjoint mis en cause lui interdisait de poursuivre ses fonctions. Elle a monté une très grande conscience et un très haut niveau d’exigence sur ce que peut être sa fonction."

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